Marcel Tankoano : « Ne fait pas le coup d’État qui veut, mais qui peut »

Le paysage des Organisations de la Société Civile s’est agrandi ce jeudi 18 août 2022. Une soixantaine d’organisations de la société civile se sont regroupées pour donner naissance au Front de Libération nationale (FLN). Une occasion pour le coordonnateur du front, Marcel Tankoano, de revenir sur la lutte contre le terrorisme et la situation du « Pays des Hommes intègres ».

Un soutien de la transition dirigée par le Lieutenant-colonel Damiba, c’est la position de Marcel Tankoano, le coordonnateur du Front de Libération nationale (FLN). C’est en défenseur du MPSR qu’il s’est adressé aux journalistes. Selon ses propos, la junte au pouvoir depuis le 24 janvier 2022 évolue dans son rôle de sécurisation du territoire.

Il soutient  « que ceux qui disent que l’armée ne monte pas en puissance soutiennent les terroristes ». Le coordonnateur du FLN, dans ses propos menace les partis ou mouvements qui se créent pour fustiger la transition. Pour lui, en prenant le pouvoir, l’armée a pris ses responsabilités. « L’armée et le peuple arriveront à bout du terrorisme. Et si jamais l’armée échoue, cela voudrait dire que le Burkina Faso va disparaître, il n’y a plus de vie », a-t-il déclaré.

Sur la naissance du Front patriotique, Marcel Tankoano a indiqué qu’il est composé majoritairement d’anciens dignitaires du régime Kaboré et la naissance du FLN peut être une réponse à cela. « Le BUTS n’est pas loin du Front patriotique. Quand je la (NDLR Rosine Coulibaly) regarde, j‘ai envie de verser des larmes. Il y a eu Tanwalbougou, elle n’a pas versé des larmes. C’est l’hôpital qui se moque de la charité », a ajouté Marcel Tankoano.

L’arrivée du MPSR avec à sa tête le Lieutenant-colonel Damiba est perçue  par le coordonnateur du FLN  comme un réveil de la jeunesse. Selon ce dernier, le Front de libération nationale se dressera contre les personnes qui voudraient déstabiliser la transition. « Nous prenons nos responsabilités (…) Tous les fronts qui se créent, s’ils ne sont pas dans la même dynamique que nous, qu’ils se taisent. Ils gagneraient à se cacher que de vouloir perturber la transition », a laissé entendre Marcel Tankoano.

Pour terminer, il a appelé à une union de tous les Burkinabè afin de soutenir la transition pour qu’elle réussisse sa mission. « Que ceux qui s’asseyent pour dire que l’armée ne fait rien, Damiba ne fait rien, que Damiba a pris le pouvoir et qu’il nomme des militaires. Vous voulez qu’il nomme qui ? Allez-y dire : ne fait pas le coup d’État qui veut mais qui peut », a-t-il crié haut et fort.

Faso7

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