Burkina Faso : Bassolma Bazié invite les futurs enseignants de l’ENS à former des citoyens patriotes

L’École normale supérieure (ENS) a organisé, ce 16 octobre 2026, une conférence publique consacrée à la vision de l’Alliance des États du Sahel (AES) pour le secteur de l’éducation. Le conférencier, Bassolma Bazié, président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel au Burkina Faso, a invité les futurs enseignants à contribuer à la formation de citoyens patriotes et conscients des enjeux de souveraineté.

Former des enseignants capables de transmettre les valeurs patriotiques et de participer à la transformation du Burkina Faso : telle est l’ambition de cette conférence publique organisée par l’École normale supérieure (ENS). Face aux élèves-enseignants, Bassolma Bazié a insisté sur la nécessité de repenser le système éducatif à la lumière des aspirations de souveraineté et de développement des pays membres de la Confédération.

Pour le conférencier, l’éducation constitue un levier essentiel pour transformer les mentalités et bâtir une souveraineté véritable. Il a notamment souligné l’importance de revisiter l’histoire, de valoriser les références culturelles africaines et de former des citoyens capables de défendre les intérêts de leurs nations.

« On ne peut pas séparer l’éducation de l’intégration culturelle », a-t-il affirmé, appelant à un système éducatif qui permette aux apprenants de comprendre leurs origines, leur environnement et les perspectives de leur pays. Selon lui, la formation des ressources humaines demeure une condition fondamentale du développement et de la pérennité des ambitions de l’AES.

Abordant les orientations envisagées dans l’espace confédéral, Bassolma Bazié a évoqué, entre autres, l’harmonisation des programmes d’enseignement, des systèmes d’évaluation et des statistiques scolaires. Il a également mentionné les perspectives d’harmonisation au niveau de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Le directeur général de l’ENS, le professeur Ousséni So, a justifié cette initiative par la nécessité d’imprégner les futurs enseignants de la vision de l’AES. « Il faut que ces enseignants soient outillés sur la vision. Parce que s’ils n’ont pas cette vision-là, ils ne pourront pas la répercuter sur le terrain », a-t-il expliqué, annonçant la tenue d’autres conférences dans la même dynamique.

Au-delà de l’écoute, il a invité les stagiaires à traduire les enseignements reçus en actes concrets dans leur parcours de formation et leurs futures pratiques professionnelles.

Cette recommandation a été saluée par les participants. Pour Boubié Neya, élève-inspecteur, cette rencontre appelle à un changement de paradigme et à une évolution des comportements. Issa Baponé, président de l’association SONGTABA de la jeunesse, a, pour sa part, qualifié la conférence de « réveil de conscience », exprimant le vœu que de telles initiatives soient étendues à l’ensemble des régions du Burkina Faso.

Faso7

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