Burkina Faso : L’ABNORM commémore la Journée mondiale de la normalisation à Dédougou

L’Agence burkinabè de normalisation, de la métrologie et de la qualité (ABNORM) a commémoré la Journée mondiale de la normalisation (JMN) 2026, placée sous le thème « Une vision commune pour un monde meilleur », les 14 et 15 octobre à Dédougou. Un séminaire d’information et de sensibilisation au profit des acteurs socio-économiques et institutionnels, ainsi qu’une conférence-débat avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly sur les enjeux de la normalisation pour le développement du Burkina Faso, ont constitué les temps forts de cette édition.
Le 14 octobre de chaque année est célébré comme la Journée mondiale de la normalisation (JMN), en guise de reconnaissance et de valorisation des activités de normalisation. L’ABNORM a saisi l’occasion de cette célébration pour se rendre à Dédougou, chef-lieu de la région de Bankui, afin de magnifier l’événement à travers des activités d’information, de sensibilisation et d’échanges avec les acteurs locaux. L’ouverture des travaux est intervenue dans la matinée du 14 octobre 2026. Elle a été présidée par la secrétaire générale de la région, Adjara Kientega, représentant le gouverneur. La cérémonie a également enregistré la présence des autorités administratives, militaires et paramilitaires, des notabilités coutumières et religieuses, ainsi que des acteurs économiques régionaux.
La commémoration de cette journée répond au besoin de valoriser le travail d’expertise d’un certain nombre d’acteurs impliqués dans les activités de normalisation, selon le directeur de la normalisation et de la certification à l’ABNORM, le Dr Alain Gustave Yaguibou. « C’est bon de marquer un arrêt pour valoriser la contribution d’éminents experts qui nous permettent de commercer, de pénétrer le marché et de consommer des produits sans problème. C’est ce travail que nous cherchons à distinguer à travers cette journée du 14 octobre », a déclaré le directeur chargé de la certification. Il a expliqué que depuis la création de l’ABNORM, plus de 1 400 normes ont été élaborées, couvrant une diversité de produits burkinabè. Parallèlement, des certificats ont été délivrés pour matérialiser la conformité de près de 1 600 produits nationaux aux normes, a-t-il ajouté.
La célébration s’est articulée autour de communications destinées à informer et sensibiliser les acteurs socio-économiques, les producteurs et les transformateurs agroalimentaires locaux à l’application des normes, à la maîtrise des procédés de production ou de transformation et au respect des exigences de qualité et de sécurité. L’objectif visé est de permettre aux produits transformés dans les différentes unités industrielles de répondre aux attentes des consommateurs et d’accéder durablement au marché tout en offrant des garanties de confiance.
Rapprocher la normalisation du monde universitaire
L’initiative et la démarche de l’ABNORM d’aller au contact des acteurs locaux dans le cadre de cette commémoration ont été fort bien appréciées par les bénéficiaires du séminaire d’information et de sensibilisation. Gérant de station à Dédougou, Abdoul Aziz Gansonré a soutenu que les échanges permettront aux participants de mieux comprendre le fonctionnement de l’ABNORM et les exigences à remplir pour se conformer aux normes établies, tout en s’informant sur les différents documents à fournir.
Au-delà du séminaire, l’ABNORM a échangé avec les étudiants de l’Université Daniel-Ouezzin-Coulibaly de Dédougou au cours de la journée du 15 octobre 2026, autour d’une conférence-débat dont le thème a porté sur les enjeux de la normalisation pour le développement du Burkina Faso. Cette activité a permis de rapprocher la normalisation du monde universitaire, de susciter l’intérêt des futurs ingénieurs, chercheurs, entrepreneurs et techniciens, et de favoriser une meilleure prise en compte des exigences de qualité dans leurs projets.
La présidente de la cérémonie a souligné que la normalisation contribue à la modernisation de l’économie et à l’amélioration des conditions de vie des populations. « Elle constitue un instrument de prévention des risques, d’amélioration des performances et de renforcement de la compétitivité. Elle permet aux entreprises de disposer de références techniques communes, d’améliorer leurs procédés de production et de répondre plus efficacement aux attentes des marchés. Elle favorise également l’innovation en facilitant la diffusion des connaissances techniques et l’adoption des solutions éprouvées », a affirmé Adjara Kientega.
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