Burkina Faso : Amadou Zeba lauréat du Super prix Mariam Lamizana

Dans le but de célébrer l’excellence médiatique dans la production de contenus en faveur de la promotion de l’élimination des Mutilations Génitales Féminines (MGF), le Fond des nations unies pour la population (UNFPA) avec le partenariat avec l’UNICEF et du gouvernement burkinabè, a initié un prix, le Prix Mariam Lamizana. Les lauréats de la 3ème édition ont été récompensés ce vendredi 26 mars 2021.

Pour cette troisième édition du Prix Mariam Lamizana, 28 œuvres étaient en compétition dans quatre catégories notamment la catégorie presse écrite, la catégorie télé, la catégorie radio et la presse en ligne.

Après délibération du jury, c’est Abdelaziz Nabaloum, journaliste aux éditions Sidwaya qui a eu le prix dans la catégorie presse écrite. Dah Sié a remporté le prix de la catégorie télé, Céline Ilboudo de la RTB dans la catégorie radio et Amadou Zeba de Faso7.com a été retenu en presse en ligne.

Le grand gagnant de la soirée est Amadou Zeba, journaliste et rédacteur en chef du média en ligne Faso7 qui a remporté deux prix lors de cette cérémonie. En plus du premier prix dans la catégorie presse en ligne, il a reçu le super prix Mariam Lamizana qui récompense la meilleure production de toutes catégories confondues. Amadou Zeba a obtenu ce prix avec une moyenne de 81/100.

Chaque lauréat de chaque catégorie a reçu une attestation, un chèque de 500 000 F CFA, du matériel estimé à 600 000.

En plus de recevoir les lots de sa catégorie, le super prix Mariam Lamizana a reçu un chèque de 500 000 FCFA, un ordinateur et un trophée.

L’article primé ?

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Marraine de la cérémonie, l’épouse du Chef de l’Etat, Sika Kaboré a salué les efforts de tous les journalistes qui ont été primés. « Vous êtes des acteurs essentiels et incontournables dans l’élaboration et la diffusion de l’information auprès des populations. C’est pourquoi, je vous encourage et vous invite à promouvoir l’excellence dans votre quotidien », a-t-elle déclaré.

Pour Sika Kaboré, les mutilations génitales féminines qui trouvent leur origine dans les inégalités entre l’homme et la femme réduisent les possibilités pour les femmes et les jeunes filles de jouir pleinement de leurs droits et de réaliser leur potentiel.

Tout comme l’épouse du Chef de l’Etat, le représentant résident de l’UNFPA, Auguste Pkognon a indiqué que les journaliste constitue un élément essentiel dans la lutte contre les mutilations génitales féminines. Selon lui, aucun programme de développement ne peut réussir sans l’implication des journalistes.

Selon Auguste Kpognon, « les filles qui subissent cette pratique courent plus de risques d’être mariées avant l’âge adulte et d’abandonner l’école, ce qui vient briser leur perspective de réaliser leur plein potentiel et de contribuer à l’essor de leur communauté ». Pour le premier responsable de l’UNFPA, son département entend réaliser avec l’aide des journalistes d’ici 2030, « zéro besoin non satisfait en matière de planification familiale, zéro décès maternel évitable, zéro violence basée sur le genre et les pratiques néfastes ».

Pour celle dont le prix porte le nom, Mariam Lamizana, la lutte contre les mutilations génitales féminines doit se poursuivre. Même si elle est satisfaite par les résultats engrangés au fil des années, Mariam Lamizana estime que la garde ne doit pas être baissée car l’objectif pour elle et tous les autres partenaires, c’est d’arriver à atteindre « la tolérance zéro aux MGF » au Burkina Faso.

En rappel, le Prix Mariam Lamizana vise à célébrer l’excellence médiatique et à encourager les journalistes et les blogueurs dans la lutte contre les mutilations génitales féminines (MGF).

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