Sandaogo Damiba : « Le processus n’est pas fait pour consacrer l’impunité »

La rencontre des anciens Chefs d’Etat et le Président Sandaogo Damiba a eu lieu le 8 juillet 2022 au palais présidentiel de Kossyam à Ouagadougou. Mais trois participants attendus ont manqué à l’appel. Il s’agit de Roch Kaboré, Michel Kafando et Yacouba Isaac Zida. 

La rencontre initiée par le président Damiba ce 8 juillet 2022 n’a pas connu la participation de Michel Kafando, Isaac Zida et de Roch Kaboré. Le Chef d’Etat a expliqué que le premier n’est pas en bonne santé, mais a transmis son soutien, et que le second n’a pas pu venir pour des « raisons administratives« . Quant à Roch Kaboré, Damiba révèle qu’il « a été physiquement empêché par un groupe d’individus de participer à la rencontre ». Ce que le concerné dans d’ailleurs confirmé dans une déclaration. « Nous avons pris acte et nous l’invitons à ne pas se mettre en marge de la démarche en cours », a commenté l’actuel locataire du palais présidentiel.

C’est donc  accompagné de Blaise Compaoré et de Jean-Baptiste Ouédraogo, que Sandaogo Damiba s’est présenté au pupitre placé au hall de Kossyam ce 8 juillet 2022 aux environs de 14h pour faire sa déclaration.

Il a d’abord expliqué le fond de la démarche qu’il a engagée. Celle de recueillir les avis de ses prédécesseurs au palais de Kossyam sur la crise sécuritaire que traverse le pays.

« Il nous est paru opportun d’examiner avec nos prédécesseurs les meilleures conditions qui pourront créer et forger une solide cohésion entre les Burkinabè. Toute chose qui contribuera à renforcer et démultiplier nos chances de succès dans la lutte contre l’insécurité qui menace les fondements même de notre pays. (…) Nous avons formulé à l’endroit de nos prédécesseurs aux plus hautes fonctions de l’Etat le profond vœu de les voir se mettre au-dessus de la mêlée pour mieux incarner les idéaux de l’ensemble de la nation », a-t-il indiqué.

Il a ensuite déploré la polémique née de la présence de Blaise Compaoré, sur qui pèse une condamnation à la prison à vie dans l’affaire Thomas Sankara,  et des différentes interprétations qui ont été faites sur la démarche adoptée. Le lieutenant-colonel a assuré qu’il ne s’agissait pas de consacrer de l’impunité, mais plutôt de trouver des solutions à la situation sécuritaire que vit le Burkina Faso.

« Beaucoup de communications partisanes ont voulu dénaturer le sens et la portée de cette initiative. (…) L’urgence de la préservation de l’existence de notre patrie commande une synergie d’actions qui ne nous autorise pas à nous donner le luxe de perdre le moindre temps dans la polémique (…). Aux Burkinabè qui se sont exprimés en défaveur de notre démarche, nous leur disons que le processus n’est pas fait pour consacrer l’impunité mais pour contribuer à la recherche de solutions pour un Burkina Faso de paix et de cohésion. Nous les appelons à mettre l’intérêt supérieur de la nation au-dessus de toute considération politique et partisane », a-t-il énoncé dans son discours.

Le Chef de l’Etat a terminé en précisant que le dialogue engagé avec ses  prédécesseurs se poursuivra, mais de façon « bilatérale ».  « Des dispositions seront d’ores et déjà prises pour poursuivre en bilatéral les concertations avec les anciens Chefs d’Etat qui n’ont pas pu participer à la présente rencontre et pour limiter également les résistances politiques, associatives ou toutes autres contraires à la dynamique de recherche d’alternatives complémentaires pour la stabilisation du pays », a-t-il indiqué.

Amadou ZEBA

Faso7


L’intégralité de la déclaration du Président Sandaogo Damiba

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