Cinéma : La « Semaine de la critique » organisée en marge du FESPACO 2025

En marge de la 29ᵉ édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO), va se tenir la première édition de la Semaine de la Critique (SEC), du 23 au 28 février 2025 à Ouagadougou. Les couleurs de cette première édition ont été annoncées, ce mardi 28 janvier 2025 à Ouagadougou, par l’Association des critiques du cinéma du Burkina (ASCRIC-B).
Placée autour du thème, « La critique, outils de promotion des cinémas d’Afrique », cette première édition de la SEC vise essentiellement à mettre en lumière des productions tout en promouvant la critique cinématographique. Elle a par ailleurs pour objectif de favoriser la formation et le débat autour de la critique, d’offrir un espace d’échanges entre professionnels et spectateurs, selon Abraham Bayili, président de l’association des critiques du cinéma du Burkina (ASCRIC-B). A l’en croire, à travers la remise d’un prix dénommé « Prix de la Critique Clément Tapsoba », la SEC vise à stimuler la créativité. Le prix sera attribué à deux films.
Les œuvres qui vont faire objet de critique à cette première édition ont été dévoilés par les membres de l’ASCRIC-B. Il s’agit de dix films, dont cinq documentaires et cinq fictions, issus de diverses régions du continent et de la diaspora africaine.
« Ces œuvres proviennent de l’Afrique du Nord, de l’Afrique de l’Ouest, de l’Afrique de l’Est, de l’Afrique du Sud et de la diaspora africaine. Ce sont des films très intéressants qui offrent un langage cinématographique poignant, avec une narration riche en émotions », a soutenu Abraham Bayili.

Le président de ASCRIC-B a donné l’assurance que l’organisation de la SEC ne va créer de « chevauchement » avec le FESPACO, car la sélection des films est totalement indépendante.
« Nos films sélectionnés ne font pas partie de la sélection du FESPACO, qui a retenu 17 longs-métrages en compétition pour l’Étalon d’Or de Yennenga. On n’y retrouve aucun de nos films sélections. Notre sélection est carrément à part, elle est indépendante, donc il ne peut pas y avoir de chevauchement à ce niveau », a-t-il souligné.
Les œuvres seront évaluées par un jury composé de critiques africains, notamment burkinabè, nigériens et béninois, afin de témoigner de l’engagement de ces pays et de renforcer la voix critique dans le cinéma africain, a indiqué Abraham Bayili.
Il faut noter qu’au cours de cette Semaine de la Critique, il est prévu entre autres deux panels et des forums animés par des membres de la Fédération africaine de la critique cinématographique et de l’Association des critiques du cinéma du Burkina. Il est également prévu des projections de films. Après chaque projection, des rencontres seront organisées avec les réalisateurs pour échanger sur leurs œuvres avec le public, afin de mieux les comprendre et les analyser, selon le président de l’ASCRIC-B.
Anna Zouléka Diasso (stagiaire)
Faso7



