Ouagadougou : Des acteurs mutualisent leurs efforts pour une mise en œuvre réussie des projets d’aménagement urbain

L’Agence municipale des grands travaux (AMGT) a organisé, ce 31 juillet 2025 à Ouagadougou, la deuxième session de l’année 2025 du cadre de concertation entre les acteurs de l’aménagement urbain. Il vise essentiellement à imprégner les acteurs de l’aménagement urbain sur les projets en cours dans la ville de Ouagadougou et de coordonner leurs actions pour une mise en œuvre réussie des projets.

Depuis sa reprise en 2023, le cadre de concertation est à sa 9ᵉ session. Il a réuni l’ensemble des acteurs ayant une mission de construction ou d’aménagement de la ville de Ouagadougou. Sous la coordination de l’Agence municipale des grands travaux (AMGT), les différents départements ont partagé leurs projets afin de fluidifier la coordination. Au-delà d’informer, Youmandia Djibril Toguyeni, directeur général de l’AMGT, a ajouté que les acteurs vont également réfléchir sur les problèmes qu’ils rencontrent dans la mise en œuvre des projets.

« C’est vraiment un espace d’information, de mise à niveau et de synergie d’action. Habituellement, on n’arrive pas à épuiser tous les sujets parce que le cadre de concertation se tient une fois dans le trimestre et se tient en une matinée (…) on a une plate-forme qui nous permet de prolonger les échanges, mais également, on met des équipes thématiques pour réfléchir à des sujets assez pointus », a-t-il expliqué.

Youmandia Djibril Toguyeni, Directeur général de l’Agence municipale des grands travaux (AMGT)

À l’ordre du jour de ce cadre de concertation, le logiciel de prédication d’inondation pour la ville de Ouagadougou, la présentation du joyau architectural dénommé la résidence The One de l’architecte Kéré, la présentation de l’initiative présidentielle Faso Mêbo, la problématique des boutiques de rues et les techniques alternatives de gestion des eaux pluviales dans l’aménagement sont entre autres les points qui ont été inscrits.

À propos de la problématique des boutiques de rue, l’inspecteur de police municipale, Alidou Tinto, Directeur de la police de la salubrité et de la tranquillité urbaine, a expliqué que l’installation anarchique de ces boutiques engendre plusieurs conséquences. Elles sont source d’accidents de circulation de par leur encombrement de la voie publique. Elles sont également source de concurrence déloyale. En guise de solutions, il a évoqué la construction d’infrastructures marchandes dans la ville de Ouagadougou et un suivi des missions de désengorgement des boutiques anarchiquement installées. Cependant, il a fait noter qu’il existe une réglementation en la matière.

« Il y a la délibération portant sur la réglementation du domaine public qui définit des normes admises pour l’implantation d’une boutique de rue. Également au niveau de la Direction des infrastructures, il y a un cahier de charges », a-t-il indiqué.

Marius Gagré, administrateur général du cabinet CINTECH, a au cours de sa présentation, expliqué que l’eau de pluie ne doit pas être considérée comme un déchet. Au regard du contexte climatique qui prévaut au Burkina Faso, il est plus qu’important de capitaliser cette ressource. C’est dans cet ordre d’idée que se justifie la mise en place des techniques alternatives de gestion des eaux pluviales qu’il a présentées. Contrairement aux méthodes précédentes, cette technique va drainer l’eau pluviale jusqu’à un point de stockage, afin d’être réutilisée. Pour l’instant, le projet n’a été expérimenté que sur une superficie de 80 hectares. 

De façon globale, Youmandia Djibril Toguyeni, a confié que l’ensemble des recommandations issues de ce cadre de concertation seront mises à la disposition des structures afin d’améliorer les actions. Aussi, cela permettra d’éviter une mauvaise coordination entre les acteurs. 

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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