CHU de Bogodogo : 6 000 césariennes réalisées sur environ 13 000 accouchements en une année

Le CHU de Bogodogo a tenu, ce mercredi 4 décembre 2024, une séance de restitution de l’audit des décès maternels et périnataux. Selon le Directeur Général de l’hôpital, Seydou Nombré, « l’audit de décès se définit comme étant une méthode de recherche approfondie et qualitative des causes et circonstances entourant les décès survenus dans les établissements de soins de santé ». C’est dans ce sens qu’il juge la tenue de cette rencontre appropriée et utile.

« Analyser ses propres pratiques dans le but d’améliorer la qualité des soins que l’on dispense relève de l’honnêteté professionnelle », a martelé le directeur général du CHU de Bogodogo, Seydou Nombré, à l’ouverture de la rencontre de restitution de l’audit des décès maternels et périnataux. Selon ses propos, cette opération n’est « ni un blâme, ni une stigmatisation et encore moins une judiciarisation ».

À travers ces audits, le CHU entend améliorer sa prise en charge des femmes en grossesse, des accouchées et de leurs nouveau-nés. « J’exprime ma satisfaction quant au déroulement du processus jusqu’à la réalisation de la présente séance de restitution », a déclaré Seydou Nombré avant d’ajouter que de cette rencontre sont attendues des recommandations et des observations utiles qui vont aider à atteindre les objectifs.

« La restitution des audits se fera de façon continue au CHU de Bogodogo » (Seydou Nombré)

« La restitution des audits se fera de façon continue au CHU de Bogodogo. C’est vraiment un processus continu. C’est vrai que nous faisons des efforts pour sauver des vies humaines, mais c’est une obligation pour nous de lutter pour les cas de décès. Plusieurs stratégies sont développées pour réduire de façon drastique la mortalité maternelle et périnéale », a indiqué le directeur général de l’hôpital.

Pour sa part, le Pr Charlemagne Ouédraogo, chef de service gynécologie/obstétrique a laissé entendre que l’audit des décès maternels et périnataux est « une obligation » pour tous les services de référence. Selon ses explications, c’est une formule pour le service d’améliorer la qualité des soins et du même coup réduire la mortalité maternelle et périnatale.

« Nous allons analyser deux cas de décès maternels et l’ensemble des membres statuaires vont se prononcer sur ce cas et nous allons terminer avec des recommandations qui vont nous permettre de faire en sorte que d’autres femmes ne subissent pas le chemin pour aboutir à la mort. Le service de pédiatrie va également présenter deux cas et nous allons les analyser aussi », a-t-il signifié.

« Nous ne sommes pas parfaits à 100% … » (Pr Charlemagne Ouédraogo)

Cette rencontre trouve tout son sens, selon le Pr Charlemagne Ouédraogo qui a fait savoir que « le CHU de Bogodogo a réalisé environ 13 000 accouchements par an, dont 6 000 césariennes, en moyenne ». Pour lui, l’hôpital de Bogodogo en raison de la qualité de ses soins, fait l’objet d’une attraction particulière. Les différents acteurs veulent alors maintenir ce cap et offrir des services de qualités.

Un autre point abordé par le chef de service gynécologie/obstétrique est la question des traitements des accouchées. Il a noté que la situation est une recherche perpétuelle de la qualité. « Nous ne sommes pas parfaits à 100%, mais nous faisons de gros efforts pour corriger les imperfections au quotidien, surtout à chaque fois que nous sommes interpellés », a-t-il martelé.

Sur les cas des décès maternels, il faut noter qu’il y a les cas évitables qui sont ceux dus à des causes directes de mortalité maternelle et les cas inévitables qui sont survenus 1 ou 2 minutes après son admission au CHU.

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Faso7

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