Droits de l’homme : La Coordinatrice résidente des Nations Unies salue les efforts du Burkina Faso

Dans le cadre de la célébration de la 76ᵉ Journée internationale des Droits de l’Homme, le Haut-Commissariat des Droits de l’Homme du système des Nations Unies et le ministère en charge des Droits Humains ont organisé la Nuit des Droits de l’Homme, ce 10 décembre 2024 à Ouagadougou. Le thème de cette édition était : “Nos droits, notre avenir, maintenant”.

À l’ouverture des festivités, Carole Flore, Coordinatrice résidente des Nations Unies, a insisté sur l’importance de cette cérémonie. Elle a souligné qu’elle visait à réaffirmer l’engagement des partenaires pour les idéaux d’égalité, de dignité et de justice pour tous. Selon elle, cette rencontre est également une occasion de sensibiliser et de renforcer les partenariats nécessaires à une promotion durable des Droits Humains au Burkina Faso. Elle a par ailleurs rappelé que cette approche collaborative doit être encouragée.

Carole Flore loue des initiatives des autorités-©Faso7

Aussi, Carole Flore a salué les efforts des autorités burkinabè dans la promotion des Droits Humains, malgré un contexte marqué par des crises multidimensionnelles. « Le Burkina Faso, malgré les crises sécuritaires et humanitaires, continue à démontrer son attachement aux droits humains à travers des initiatives concrètes, notamment la formation des Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP) et des forces de défense et de sécurité sur les principes des droits humains, ainsi que la mise en place du Cadre national de concertation et de suivi des allégations de violations et abus des Droits de l’Homme », a-t-elle déclaré, tout en réaffirmant l’engagement de son institution à accompagner les autorités pour aller encore plus loin.

Harouna Kadio, Secrétaire général du ministère en charge des Droits Humains, représentait son ministre lors de cette cérémonie. Dans son message, il a souligné que la promotion des Droits Humains doit prendre en compte les cultures endogènes. Il a rappelé que l’Afrique a été pionnière dans ce domaine avec des documents comme la Charte du Mandé, une des premières déclarations des droits humains. « Le Gouvernement du Burkina Faso est convaincu que le respect des droits humains est au cœur de tout processus de développement durable, au regard des défis auxquels nous sommes confrontés », a-t-il affirmé.

Le mérite d’acteurs reconnu-©Faso7

Cette soirée a également permis de récompenser les lauréats du concours de plaidoiries organisé à l’occasion de la 76ᵉ Journée Internationale des Droits Humains. Par ordre de mérite, les équipes distinguées provenaient de : l’Université Thomas Sankara, l’Université Privée de Ouagadougou, l’Institut Supérieur de Droit International et des Droits de l’Homme, l’Université Aube Nouvelle, l’Université Libre du Burkina, l’Université Saint-Thomas d’Aquin et l’Université Saint-Dominique d’Afrique de l’Ouest.

En outre, Zida Yasmine, de l’Université Privée de Ouagadougou, et Franck Somé, de l’Université de Droit International et des Droits de l’Homme, ont respectivement été sacrés meilleure plaideuse et meilleur plaideur.

Des organisations de la société civile ont aussi été honorées pour leur engagement. L’Atelier Théâtre du Loroum, l’Association des Femmes Albinos du Burkina (AFAB) et la Fondation pour l’Étude et la Promotion des Droits de l’Homme en Afrique, dirigée par Me Alidou Ouédraogo, magistrat à la retraite, ont reçu des attestations de reconnaissance.

Dramane Konaté, conseiller technique du ministre en charge de la Culture, représentait son ministre à cette cérémonie. Il a rappelé que le respect des Droits Humains guide toutes les actions du Gouvernement et constitue l’objectif ultime de ses politiques. Il a également salué le choix du thème de cette édition, tout en évoquant celui de la dernière Journée nationale des Droits Humains, insistant sur l’importance d’intégrer les valeurs locales dans la mise en œuvre des droits humains. « Localement, nous devons nous inspirer de nos propres valeurs pour promouvoir ces Droits Humains », a-t-il déclaré.

Enfin, il a souligné que l’organisation du concours de plaidoiries à l’intention des universités contribue à garantir une promotion durable des Droits Humains, en impliquant les jeunes, bâtisseurs de demain.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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