Burkina Faso : Vers un organigramme-type pour harmoniser la gestion des greffes

Le ministre de la Justice a lancé, ce 18 mai 2026 à Ouagadougou, un atelier de validation de l’organigramme-type des greffes. Durant trois jours, soit du 18 au 20 mai 2026, les participants vont examiner, amender puis valider ces projets de textes structurels destinés aux différentes juridictions du pays.
Ce rendez-vous réunit les greffiers en chef et les professionnels des cours et tribunaux du Burkina Faso. Jonathan Bonkoungou, directeur des Greffes, a expliqué que ces structures ne disposent pas, à ce jour, d’une organisation harmonisée. Chaque cour et tribunal a son propre organigramme, a-t-il déploré, justifiant ainsi l’urgence d’une uniformisation. C’est dans cette dynamique que la direction des greffes, sous l’égide du ministère, avait initié une première rencontre d’élaboration du 2 au 5 juin 2025. Une démarche qui a permis d’aboutir aux présents projets de textes administratifs.
Selon Harouna Kadio, secrétaire général du ministère de la Justice, la présente session constitue la dernière ligne droite du processus. Il est en effet indispensable, selon lui, de soumettre ces documents à l’examen critique et à l’appréciation des premiers acteurs concernés que sont les greffiers.
« Cela permettra de recueillir les observations et amendements des parties prenantes, de vérifier la conformité du projet de document avec le Code de l’organisation judiciaire, de s’assurer de son adéquation avec les réalités pratiques des greffes des juridictions en vue d’obtenir un projet de document consensuel à soumettre à l’autorité pour adoption. (…) La validation de ce document est l’étape ultime qui consacre la transition de la vision vers la norme, de la réflexion vers l’action », a déclaré Harouna Kadio.
À l’issue des travaux, a précisé Harouna Kadio, il est attendu la validation définitive de ces organigrammes-types. Pour le secrétaire général, une administration performante est une structure dont l’architecture hiérarchique est clairement connue et maîtrisée par les agents. Il faut harmoniser l’architecture administrative des greffes du Burkina Faso afin de dissiper les zones d’ombre dans les relations hiérarchiques et fonctionnelles, a-t-il soutenu. De son point de vue, ce nouveau cadre organisationnel permettra d’insuffler une dynamique d’optimisation sans précédent dans la gestion des ressources humaines au sein de l’appareil judiciaire.
« L’organigramme ne saurait être réduit à une simple représentation graphique ou à un agencement de cases. Il est le squelette institutionnel d’une administration. Il formalise les liens hiérarchiques, sécurise les rapports fonctionnels et distribue avec équité et précision les responsabilités. Pour nos juridictions, cet outil constitue le levier d’une synergie retrouvée : il garantit l’uniformisation de nos pratiques sur toute l’étendue du territoire national et offre à nos agents un cadre de travail transparent, propice à un management rigoureux et humain », a signifié Harouna Kadio.
La première journée de l’atelier sera consacrée à l’installation des groupes de travail chargés d’examiner les projets d’organigrammes. La deuxième journée portera sur les restitutions, les échanges et les enrichissements des propositions. La dernière, quant à elle, marquera l’aboutissement de cette réflexion commune avec l’adoption consensuelle des organigrammes types, la formulation des recommandations et la validation du rapport final.
Saydou Ismaël GANAME
Faso7



