Le Capitaine Ibrahim Traoré promet faire de l’armée burkinabè, « une puissance à craindre »

Le capitaine Ibrahim Traoré a pris part ce 17 février 2024, à un meeting de soutien à la Transition qui a regroupé des représentants des différentes régions et plusieurs organisations de la société civile au palais des sports de Ouaga 2000. Dans son discours livré, le Capitaine Ibrahim Traoré est revenu, entre autres, sur le retrait de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) de la CEDEAO, la lutte contre le terrorisme.

Des Burkinabè sont sortis massivement ce 17 février 2024 pour aller à la rencontre du Capitaine Ibrahim Traoré. Ils sont venus des 13 régions pour marquer leur soutien au gouvernement de la transition et poser leurs préoccupations au chef de l’État.

Des chefs de délégation des différentes régions ont prononcé des discours de reconnaissance et de soutien. La prolongation de la période de la transition et la révision de la charte de la transition sont autant de sujets qui ont été abordés par certaines délégations.

Ouahigouya s’excuse pour la manifestation du 29 janvier 2024

La délégation de la région du Centre, par la voix de Lassané Sawadogo, a recommandé au président de réviser la charte et de procéder à une prolongation de la période de la transition. « Par la voix du peuple burkinabè, nous vous demandons la révision de la charte de la transition et la prolongation de la transition », a-t-il suggéré au chef de l’État.

La délégation de la région du Nord n’a pas manqué de s’excuser pour la manifestation du 29 janvier 2024 qui a dégénéré. « Les récents évènements qui ont eu lieu dans la ville de Ouahigouya nous écœurent tous. La jeunesse du Yatenga vous présente publiquement ses sincères excuses. La manifestation de quelques jeunes ne saurait entacher les réalisations et le dynamisme de nos combattants », a dit le représentant de la délégation de la région du Nord, Ousséni Youba Ouédraogo.

Après plusieurs allocutions des chefs de délégation des régions, le capitaine Ibrahim Traoré a pris la parole pour exprimer sa gratitude pour la forte mobilisation.

Il a fait cas du retrait des États de l’AES de la CEDEAO en rappelant les aspirations du père de la révolution burkinabè, le capitaine Thomas Sankara. « Et je me souviens de son adresse (le capitaine Thomas Sankara, ndlr) à ses confrères de la CEDEAO. Et il disait que pour rompre le cordon ombilical qui nous lie à l’impérialisme, il ne fallait pas chercher une maïeuticienne d’État avec des ciseaux bien aiguisés. Mais plutôt, il faudrait un bûcheron robuste avec une hache bien aiguisée pour rompre le cordon ombilical », a-t-il déclaré.

Lire ➡️ [Direct] – Burkina Faso : Meeting de soutien à la Transition

Le Président de la transition a par ailleurs promis de faire de l’armée burkinabè, « une puissance à craindre ». En s’adressant aux personnes présentes au Palais des Sports, il a assuré qu’il n’irait pas de main morte en ce qui concerne l’acquisition de nouveaux matériels dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. « Dans les jours à venir, les mois à venir, ce que vous allez voir venir au Burkina Faso doit faire de notre armée, une puissance à craindre. Nous n’allons pas hésiter sur les moyens », a-t-il assuré.

Le Capitaine Ibrahim Traoré est également revenu sur les sanctions de la CEDEAO contre le Niger et des menaces pour réinstaller Mohamed Bazoum. « Nous avons été surpris de voir la CEDEAO apparaître de, je ne sais où avec une force en attente. Où était cette force en attente, lorsque des milliers de Nigériens étaient tués par des terroristes ? Où était cette force lorsque des milliers de Maliens et de Burkinabè mouraient sous les balles terroristes ? », s’est offusqué le chef de l’État.

Dans leurs allocutions, des représentants de région, à l’instar de celui de la région des Cascades, ont souhaité la venue prochaine du chef de l’État dans leurs localités. Ils ont notamment soumis quelques doléances en rapport avec la situation sécuritaire qui prévaut dans les différentes régions.

Edwige OUOBA

Faso7

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