Affaire CGT-B contre Adama Siguiré : Deux avocats, malien et nigérien, se constituent auprès de l’accusé

Les quatre dossiers portant sur le procès de la Confédération générale des travailleurs du Burkina (CGT-B) contre l’écrivain Adama Siguiré ont été retenus pour être jugés ce lundi 29 janvier 2024 au Tribunal de grande instance Ouaga I.

Dans ces quatre dossiers, il est reproché à Adama Siguiré d’avoir diffamé la CGT-B à travers des publications sur sa page Facebook. Dans certaines d’entre elles, l’accusé indique que cette organisation a reçu de l’argent de l’impérialisme pour déstabiliser la Transition en cours.

Au début du jugement, Me Kirsi Traoré, avocat d’Adama Siguiré, a formulé trois requêtes à la présidente du tribunal. Premièrement, il a sollicité que les quatre dossiers soient jugés ensemble compte tenu de la connexité des faits qui sont dans leur contenu et conformément à la loi.

Le tribunal a adhéré à cette requête. « Les quatre plaintes ont un rapport. Elles tournent autour du meeting que la CGT-B devait organiser le 31 octobre 2023. C’est de là que tout est parti. Les publications tournent autour de ça », a expliqué l’avocat.

Me Kirsi Traoré, avocat de Adama Siguiré-©Faso7

Deuxièmement, l’avocat d’Adama Siguiré a demandé au tribunal de recevoir la constitution de deux confrères maliens et nigériens dans le dossier, pour la défense d’Adama Siguiré. Le tribunal a aussi accepté cette demande. Notons qu’il s’agit de Me Mamane du Niger et Me Cheick Oumar Konaré du Mali.

Troisièmement, les avocats du prévenu ont obtenu un renvoi du dossier au 26 février 2024, afin de mieux s’aviser avec les confrères étrangers qui ont adhéré au dossier. « Ces derniers, comme ils sont arrivés juste le week-end, n’ont pas eu assez de temps pour une séance de travail, aussi bien avec Siguiré lui-même qu’avec les avocats sur place que nous sommes », a fait comprendre Me Kirsi Traoré.

« Il n’y avait aucune autorité en tenue »

Rappelons que Moussa Diallo, Secrétaire général de la CGT-B et représentant de l’organisation à ce procès, a annoncé sur son compte Facebook que pendant qu’il s’apprêtait à aller au procès ce 29 janvier 2024, il a été informé que sa cour est encerclée par des policiers. « Ils sont en train de forcer la porte de la cour. Aucune notification ne m’a été faite pour le moment », a-t-il ajouté.

Me Prosper Farama, avocat de l’intéressé, a indiqué lui avoir rendu visite. « Quand je suis arrivé devant son portail, j’ai vu des gens autour de sa concession, en civil. J’avais deux témoins avec moi. Il n’y avait aucune autorité en tenue et il était réfugié dans sa concession. On ne peut pas me dire que ça c’est une interpellation », a laissé entendre Me Prosper Farama.

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L’avocat a appelé au respect des textes en matière de procédures judiciaires afin de préserver la crédibilité des autorités judiciaires. « Que nous soyons intellectuels ou pas, respectons la loi. Que la loi et la justice, même si elle est imparfaite, soient notre seul guide. Sinon, nous allons dans le décor total et absolu », a-t-il conclu.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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