Burkina Faso : Action CIDEP veut impliquer les enfants et les jeunes dans le processus de scolarisation en situation de crise

Dans le cadre de la mise en œuvre de la campagne dénommée « Ma voix compte », Action citoyenne pour le développement et la paix (Action CIDEP) en collaboration avec l’ONG Save the Children et Denis Voice a organisé un atelier d’analyse des avis des enfants sur l’éducation en situation d’urgence, ce 2 décembre 2023 à Ouagadougou.

La campagne dénommée « Ma voix compte » est une initiative d’Action citoyenne pour le développement et la paix (Action CIDEP) débutée en octobre 2023. L’objectif visé à travers cette initiative est d’amplifier la voix des enfants pour le droit à l’éducation dans un contexte de crise au Burkina Faso.

Pour y parvenir, des données ont été collectées auprès d’un échantillon d’enfants dans les 13 régions du Burkina Faso et dont la tranche d’âge est comprise entre 6 et 18 ans, a expliqué Madi Kouanda, coordonnateur du programme de renforcement des capacités des organisations de la société civile pour les droits de l’enfant (PROSCIDE) à Action CIDEP. A l’écouter, en plus des agents enquêteurs, l’accent a été mis sur l’utilisation des outils numériques pour recueillir les avis des enfants. Au cours de ce cadre de concertation qui réunit des acteurs du monde éducatif, des organisations d’enfants, de jeunes ainsi que des partenaires de l’enfance, il s’agira de discuter des bonnes pratiques et faire des propositions d’actions concrètes.

« Il s’agit pour nous d’analyser les données collectées à travers les 13 régions pour voir ce qu’est le rêve des enfants et leurs propositions propres à eux-mêmes pour un retour effectif de tous les enfants qui sont affectés par cette crise », a lancé Madi Kouanda.

Au total, ce sont plus de 1 043 enfants qui ont été touchés par cette enquête visant à recueillir leurs préoccupations et leurs propositions relatives à leurs droits, principalement aux droits à l’éducation et à l’expression. De ces avis collectés, il ressort que les enfants rêvent d’un Burkina Faso dans lequel ils pourront réaliser leur rêve de façon pratique.

« Ils rêvent d’un pays stable où ils pourront aller à l’école sans avoir peur. Ils rêvent également d’un pays où tous les enfants ont accès à une éducation de qualité et un pays où tous les enfants ont des soins de santé de qualité », a ajouté le coordonnateur.

A l’issue de cet atelier, les enfants feront un plaidoyer de leurs différentes propositions auprès des autorités afin de contribuer au retour des enfants dans le milieu scolaire.

« J’aimerais que l’État trouve un moyen pour que ses enfants puissent accéder à l’éducation. Nous ne savons pas quand la crise va finir, nous espérons qu’elle se termine vite, mais nous ne pouvons pas nous asseoir pour attendre cela. Il faut que nous prenions nos responsabilités, l’État et nous déjà les jeunes », a clamé Sakina Sanogo participante.

Cheick Habib Désiré BAYILI (Stagiaire)

Faso7

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