Daouda Sawadogo, un homme intègre au pays des Pharaons

Ain Shams, Ataba, Fair zone. Voici des quartiers devenus notre quotidien durant notre séjour en Egypte du 23 décembre 2022 au 21 janvier 2023 dans le cadre du 37e Stage de base pour les communicateurs africains francophones. Un monde nouveau. Des gratte-ciels à perte de vue. Des voies interminables entrecoupées par des échangeurs qui se chevauchent. La démesure est bien présente pour un Ouagalais. Entre le bruit assourdissant des klaxons et le serpentement des longs rangs de véhicules, les règles de la circulation semblent être aux oubliettes. Nous sommes au Caire !  

Une ville vivante (près de 10 millions d’habitants en 2017). Très grande. Haute et propre ! Comment s’habituer rapidement à ce nouveau monde ? Très vite, par l’intermédiaire d’une compatriote qui a séjourné en Egypte, plus précisément au Caire, nous sommes mis en contact avec un Burkinabè qui y réside depuis 2004. Daouda Sawadogo.

Le contact est facile. Nous le croisons à notre hôtel. Notre première requête, où trouver des blousons ? D’autres questions sur la vie au Caire ont suivi. Il faudra bien être au parfum des us et coutumes de la République arabe d’Egypte pour s’éviter certaines foudres. Un homme averti en vaut deux !

Le Franc CFA est aux oubliettes. Il faut passer par l’Euro ou le Dollar pour accéder à la Livre égyptienne. La monnaie officielle. Rapidement, Daouda Sawadogo nous fait le change. Une Livre, en fin décembre 2022, valait 24 F CFA. Après près de deux heures de bavardage, nous prenons congé de notre invité. Et nos premières impressions sur l’homme sont bonnes. Ouvert, disponible, volontaire. Et pourquoi pas un artcicle sur ce compatriote, nous sommes nous demandé. Vidéo ! Allons à la déouverte de Daouda Sawadogo.

Tout au long de notre séjour, à tout instant, il est toujours présent pour répondre à nos sollicitations. L’une d’elles, faire le marché. Très vite, celui d’Ataba est devenu notre lieu de visite préféré. Un marché africain ! Comme à Rood wooko ou Zaabr Daaga (des marchés de Ouagadougou, ndlr), tout y est. Vacarme. Bousculades. Désordre. Allées étroites. Marchandises.

Daouda, malgré les halements des vendeurs, avance à chaque fois. Nous le marquons de très près. Blouse, chaussures, sacs à main, habits pour enfants, abaya, nous avons l’embarras du choix. Mais Daouda, en bon guide, sait où poser le regard et comment marchander.

Moussa Sanou (Basin), journaliste à la Télévision nationale du Burkina

Après une dizaine de sorties, le plus souvent pour découvrir et parfois acheter, la mission est accomplie. Les cadeaux sont au nombre. Nous n’avons pas manqué également de goûter aux mets locaux. L’un deux, le Kochari. Une spécialité égyptienne obtenue à base de riz, pâtes, lentilles brunes et d’oignons frits. Le Kochari est aussi agrémenté de sauce tomate.

Au cours de nos sorties, Moussa Sanou, journaliste à la Télévision nationale, en séjour en Egypte dans le cadre du 37è stage de base pour les Communicateurs africains francophones, était de la partie. Celui-ci ne tarit pas d’éloges à l’endroit de Daouda Sawadogo. Il « est un homme disponible. Il a répondu à chaque fois que j’ai eu besoin de lui. Nous sommes dans un pays arabophone et je ne parle pas arabe ; c’est Daouda qui était ma langue, mes oreilles dans ce pays pendant mes achats », convient-il.

Sidonie Ouédraogo, 4e vice-président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou
Sidonie Ouédraogo, 4e vice-président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou

« Simple et solidaire », poursuit Moussa Sanou pour désigner son compatriote. D’ailleurs, « plus qu’un compatriote, Daouda est un frère », ajoute-t-il. Durant son séjour, selon le journaliste de la Télévision nationale, Daouda n’a montré à aucun moment un air de mécontentement.

« Il m’a invité à plusieurs reprises chez lui pour une causerie ou un diner ; et il m’a rendu visite quelques fois et payait souvent mes frais de transport urbain lors de nos sorties. Daouda est franchement un homme intègre », témoigne le journaliste.

Au cours d’une de nos visites au domicile de Daouda Sawadogo, nous avons agréablement été surpris de retrouver au menu, un des plats burkinabè. Du tô bien fumant accompagné de Mankoèg zindo (gombo sec). Un délice ! A peine un mois hors des frontières du Burkina Faso, nous reconnaissons la valeur du tô !

Sidonie Ouédraogo, 4e vice-président de la Délégation spéciale de la commune de Ouagadougou, était en stage sur l’entreprenariat des femmes rurales au Caire durant le mois de décembre 2022. Elle a aussi bénéficié de l’aide de Daouda Sawadogo qu’elle a connu par l’intermédiaire d’une autre personne.

« C’est une bonne personne. Une belle âme. Très très opérationnel. Il vous accompagne au marché, tout ce que vous voulez, il vous aide à l’avoir. Il peut même venir jusqu’à votre hôtel. Il va vous donner des informations utiles », rapporte Sidonie Ouédraogo.

Né en 1979, Daouda Sawadogo, actuellement en année de Doctorat en faculté de langue arabe, est une personne ressource pour tous les Burkinabè. Il a même occupé le poste de Président de l’Association des étudiants burkinabè en Egypte de 2011 à 2012. De par son intégrité, au fil du temps, il est devenu le frère des Egyptiens.

Lire ➡️ Ahmed Sana : «Les Egyptiens sont accueillants surtout envers les Burkinabè»

Ignace Ismaël NABOLE

Faso7

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