La ministre Salimata Nébié demande aux “femmes terroristes” de déposer les armes

Lors du point de presse du commandant des opérations du théâtre national (COTN), le Lieutenant-colonel Yves Bamouni sur la situation sécuritaire ce vendredi 29 juillet 2022, la ministre en charge du genre et de la famille, Salimata Nébié/Conombo est revenue sur l’implication des femmes dans les actes terroristes.

« Un tournant inquiétant de la lutte » contre le terrorisme, c’est le terme utilisé par la ministre en charge de la famille Salimata Nébié/Conombo sur la participation des femmes aux actes de terrorisme. Selon ses propos, on assiste à une « participation de plus en plus active » des femmes aux côtés des hommes dans les attaques contre les FDS et les populations.

Une implication à tous les niveaux dans les entreprises terroristes, c’est le constat fait par la ministre. De la génération des combattants terroristes au renseignement en passant par le soutien logistique et aux actions armées, tous les maillons de la chaîne connaissent l’intervention des femmes désormais.

« Lors de l’attaque du détachement de Barsalgho du 10 juillet 2022, l’on a observé des femmes haranguer les combattants terroristes pour les unes et attaquer des domiciles pour les autres (…) Dans la récente attaque du détachement de Kelbo du 25 juillet dernier, elles ont été observées en train de ramasser les blessés et les morts terroristes », a déclaré la ministre.

Une implication notée aussi lors des attaques de Gaskindé, Namsiguima et de Solhan. Salimata Nébié estime que cette participation des femmes est « très inquiétante », car les femmes « sont supposées être des actrices de paix ».

À l’endroit de ces combattantes, la ministre a lancé l’appel à « s’investir dans la production de la paix ». « Vous pouvez avec tact, bon cœur de femme, sensibiliser vos maris, vos frères et vos enfants afin qu’ils saisissent les opportunités qu’offre le dialogue enclenché pour quitter la pénible vie de la brousse pour une vie en famille bien meilleure à vos côtés », a lancé Salimata Nébié.

Pour terminer, elle a expliqué qu’au sein des groupes armés, les femmes sont à la merci des vices comme les drogues, les viols et les abus inhumains et indignes. Salimata Nébié a aussi suggéré aux femmes « combattantes » d’user de sentiments et d’affections pour inciter leurs conjoints et enfants à quitter les groupes armés.

Faso7

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