Rencontre entre Albert Ouédraogo et la classe politique : C’était « insultant » selon Me Bénéwendé Sankara

Ce 1er juillet 2022, au cours d’une conférence de presse à son siège, l’ex Alliance des Partis de la Majorité Présidentielle (APMP) a exprimé son désaccord par rapport à la feuille de route de la transition qui leur a été présentée lors de la rencontre initiée par le Premier ministre Albert Ouédraogo.

Me Bénéwendé Sankara, président du parti Union pour la Renaissance Mouvement des Partis Sankaristes (UNIR-MPS) et membre de la délégation de l’APMP lors de la rencontre avec le Chef du gouvernement, a indiqué que lors de cette rencontre, les invités ont été informés sur un agenda de 36 mois pour la transition avec des dates prévues pour les élections, notamment le 24 décembre 2024 pour un référendum et le 25 février 2025 pour des élections couplées présidentielle et législative.

Le président de l’UNIR-MPS a rappelé que l’ex APMP avait clairement exprimé le souhait lors des assises nationales que la transition n’excède pas 24 mois à partir du 24 janvier 2022.

Une insulte, un irrespect, une inconsidération

Il a aussi déploré le fait que lors de la rencontre avec Albert Ouédraogo, les invités n’ont pas été autorisés à donner leur point de vue.

« Le président de la CENI était là, on ne lui a même pas donné la parole. Donc vous comprenez que nous inviter de cette façon pour dire que voilà une information qu’on vous donne, vous n’avez même pas la possibilité d’en débattre tout en précisant que c’est parce que le facilitateur arrive aujourd’hui vendredi qu’il y a un sommet le 3 juillet qu’on vous a appelé de cette façon là, c’est insultant, c’est irrespectueux, c’est une inconsidération de notre peuple parce que quand on dit parti politique derrière, c’est des militants, derrière c’est le peuple », a déclaré Me Bénéwendé Sankara.

Pour sa part, le président du Mouvement du peuple pour le progrès (MPP), Alassane Bala Sakandé, s’est insurgé contre la forme de la convocation de la rencontre avec le Premier ministre. Pour lui, les conditions dans lesquelles, ils (les acteurs politique, Ndlr) ont été convoqués, sont assimilables à « des conditions et méthodes cavalières de convocation qui dénotent un certain mépris à l’égard de certaines composantes de la vie nationale ».

« Le contact a été pris par SMS tout juste la veille pour nous demander d’envoyer une délégation composée de 10 membres au nom de l’ex APMP.

Imaginez un regroupement qui a plus d’une centaine de partis politiques qui devrait s’organiser sans intervalle et l’ordre du jour était au départ dubitatif pour finalement se préciser comme étant une rencontre pour être informé ; c’est-à-dire une rencontre d’information sur l’agenda de la transition.

Donc on partait sans savoir exactement quels sont les sujets qui seraient exposés. On partait sans savoir exactement quels sont les sujets.

Mais comme c’était une information, effectivement le Premier ministre a tenu à répéter, à insister pour dire que c’est simplement pour information et il a fait faire un exposé par un comité dit d’experts »

Me Bénéwendé Sankara

En tout état de cause, l’ex majorité à appelé à la mise en place d’un cadre de discussion avec la classe politique car « on ne peut pas écarter la classe politique. Elle doit être là au début et à la fin », selon le président de l’UNIR-MPS.

Les conférenciers ont également invité le facilitateur de la CEDEAO à élargir sa base de discussions afin de prendre en compte toutes les composantes de la société burkinabè dans le cadre de sa mission.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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