Mousbila Sankara : Le Burkinabè «est devenu non seulement paresseux, mais très égoïste»

Mousbila Sankara, Président de l’Association pour la renaissance d’une citoyenneté nouvelle (ARCN) a été reçu par une équipe de Faso7, le 13 janvier 2022 pour un entretien. Celui-ci a concerné des sujets d’actualité dont le terrorisme, la rupture de confiance entre les gouvernants et les gouvernés, et l’actualité sous-régionale dont la situation malienne. Mousbila Sankara est également revenu, même si son statut de témoins l’a empêché de s’étaler sur le sujet, sur le procès Thomas Sankara.

Faso7 (F7) : Vous êtes le président de l’Association pour la renaissance d’une citoyenneté nouvelle. Dites-nous, pourquoi une telle association ?

Mousbila Sankara (M. Sankara) : L’association a été créée dans le but de sensibiliser une partie de la population,  puisque nous ne pouvons pas prétendre pouvoir mobiliser tout le monde, mais sensibiliser une partie de la population au besoin de changement de société.

Et comme pour faire une société il faut des citoyens, nous avons voulu avoir affaire à des citoyens nouveaux avec lesquels nous allons tenter de bâtir une nouvelle société, parce que nous nous sommes rendu compte que tout ce que nous sommes en train de faire, nous n’arrivons pas à engager la population après plus de 30 ans maintenant.

On n’arrive plus à engager la population tant qu’on ne la paye pas. Il nous a été donné de vivre dans une société où, que ce soit dans les villages ou dans les regroupements administratifs, il était possible de réunir les populations autour de certains objectifs.

Alors, personnellement, j’ai pu observer des populations qui, pour un besoin de décentralisation ou de désenclavement, ont confectionné leurs routes, ont coupé des poteaux en bois pour implanter pour être joints téléphoniquement et surtout, ils ont construit des écoles. J’ai pu, moi-même, participer à ça sous la Révolution à travers les regroupements des populations par les CDR (Comités de défense de la révolution, ndlr) et autres. Depuis un certain temps, c’est fini.

Quand vous demandez un engagement, on vous rétorque ‘’est-ce que je suis CDR ?’’. Ce qui veut dire qu’on considère que travailler et ne pas être payé, c’est être CDR, c’est-à-dire être inutile. Ce qui est contraire à la conception que nous avions du citoyen et de sa participation au développement de son pays.

« Le Burkinabè d’aujourd’hui ne sait pas poser un acte qui pourrait être bénéfique à quelqu’un d’autre si ce n’est pas lui » (Mousbila Sankara)

Nous avons pensé qu’il faut essayer de trouver des citoyens qui acceptent de s’engager pour leur pays et ne pas tout ramener à eux-mêmes. Voilà pourquoi nous avons mis en place cette association, qui a d’abord commencé à sensibiliser les administrations sur la façon de gérer les citoyens dans le but qu’ils restent citoyens engagés.

Nous nous sommes rendu compte que, de par l’organisation même de l’administration, on a mis à côté une grande partie de la population, surtout sa frange jeune. Ça veut dire qu’organisationnellement, on a mis de côté une grande partie de la population. M

ême si elle voudrait prendre part, elle ne peut pas.

Un exemple précis : si un enfant est né, tant que le père ou la mère ne part pas le déclarer à la commune, même s’il est né dans une maternité, cet enfant n’a pas d’acte de naissance. Il peut le rester jusqu’à sa maturité et il lui faut un besoin de cet acte pour, peut-être, l’amener à aller se faire constituer cette pièce. Si une difficulté quelconque survient, le circuit est tel que les gens finissent par laisser ou emprunter des actes qui ne sont pas les leurs pour poser des actes ou se déplacer.

Faso7 (F7) : A vous écouter, le Burkinabè a changé. Qu’est-ce qui caractérise le Burkinabè d’aujourd’hui ?

M. Sankara : C’est l’état consommateur de tout. Le Burkinabè d’aujourd’hui ne sait pas poser un acte qui pourrait être bénéfique à quelqu’un d’autre si ce n’est pas lui. Tant qu’un acte ne lui donne pas un intérêt de façon directe, le Burkinabè d’aujourd’hui ne s’en préoccupe pas.

F7 : Le Burkinabè d’aujourd’hui est-il donc devenu égoïste, selon vous ?

M. Sankara : Très égoïste. Il est devenu non seulement paresseux, mais très égoïste.

F7 : Dans un contexte burkinabè touché actuellement par l’insécurité, quelle pourrait être la contribution de votre association pour résorber un peu cette crise ?

M. Sankara : Mon association tente certaines démarches dans les zones où cette insécurité est manifeste. Nous sommes à la recherche de personnes ressources à même de communiquer avec, d’un côté le pouvoir et de l’autre ceux qui nous attaquent.

Dans ces zones, en dehors de l’impact que nous subissons tous, à savoir ne pas pouvoir voyager, ne pas pouvoir bouger, il y’a des gens qui vivent là-bas, leurs parents. Même ceux qui ont fui ont laissé leurs parents, leurs enfants et autres. Ceux-ci n’ont pas le même attachement à la liberté que moi qui suis ici.

Mais dans la zone là-bas, si on arrive à contacter les gens qui vivent là-bas, qui ont beaucoup plus intérêt à avoir la paix, eux, ils sont à même de prendre langue avec ceux qui nous causent des problèmes afin de les identifier dans un premier temps, dans un deuxième temps, que veulent-ils ? Ceux-ci seront légitimes pour parler à l’autorité.

Notre association est en train de faire ce travail sur le terrain. C’est difficile, c’est périlleux, c’est risquant même, mais nous pensons que c’est ce que nous pouvons faire parce-que c’est être citoyen. Nos militaires qui vont là-bas donner leurs poitrines ne sont pas moins Burkinabè que nous. Si quelqu’un peut aller mourir sans y être attaché de façon particulière, en tant qu’activiste, moi aussi je peux aller pour voir avec qui je peux prendre langue pour essayer de trouver une solution à la situation.

« L’Etat a cessé d’exister dans certaines parties du territoire pendant longtemps » (Mousbila Sankara)

F7 : Avez-vous déjà identifié des zones ?

M. Sankara : On a déjà identifié des zones. On a même fait des déplacements. Nous pensons que c’est possible sur certaines conditions.

F7 : Est-ce qu’on pourra avoir la localisation de ces zones ?

M. Sankara : Non ! De la nature du problème, je préfère, pour l’instant, m’en tenir au fait qu’il y a une possibilité d’échanges.

F7 : Est-ce que l’autorité est au courant de cette démarche que vous menez ?

M. Sankara : Ce que je vous dis, si je dis que ça n’intéresse pas l’autorité, vous allez me demander pourquoi. Mais je pense que l’autorité doit être au courant parce que sur le terrain, il y a des gens qui sont là, chargés de voir ce qui se passe. Donc, je ne peux pas dire qu’ils ne sont pas au courant. Sinon qu’ils sont au courant puisque c’est administré. Même ‘’bancalement’’, c’est administré. Et le terme bancal, c’est dit exprès.

F7 : Toujours en rapport avec le contexte sécuritaire, est-ce que l’avenir du Burkina Faso vous fait peur ?

M. Sankara : [La réponse dans cette vidéo]

F7 : Vous êtes assez pessimiste, mais est-ce que, dans ce contexte, la faute aussi n’incombe pas à votre génération pour n’avoir pas su inculquer les bonnes valeurs aux jeunes afin d’assurer une bonne relève ?

M. Sankara : C’est simple de rejeter la faute sur d’autres. Mais c’est nous qui vivons cette situation. C’est à nous de nous lever, vous de la presse, nous de la société civile, les autres des partis politiques pour dire que ça, ça ne va pas, nous allons changer. Ce n’est pas un seul secteur qui peut changer ça. Ce qui nous manque réellement, c’est l’objectif, la cible. On va vers où ?

Il faut toujours un visionnaire pour nous dire voilà là où nous devons aller pour être sauvés. Une fois qu’il y a ça, il faut quelqu’un derrière lequel il faut avancer, les gens peuvent avoir confiance et puis avancer. Et ça, ce n’est pas quelque chose qu’on enseigne.

Un moment, les révolutionnaires avaient dit qu’à partir de 1984, tout citoyen de l’ex Haute-Volta était devenu un ‘’Burkinabè, un homme libre, un digne’’. C’est faux ! On ne décrète pas une dignité. C’est comme un courageux, on ne le décrète pas. C’est quelque chose qu’on acquiert soit par naissance, soit par ambiance. Ça se forme. Donc aujourd’hui, il nous faut quelqu’un qui va, à un moment donné, dire ‘’notre situation n’est pas bien, mais voilà ce que nous aurions dû faire’’. Mais nous nous contentons de dire ‘’ça ne va pas, ça ne va pas’’, mais on n’a pas dit qu’est-ce qu’il faut faire.

Je suis d’accord que notre génération soit en partie responsable. En partie, parce que rien n’oblige les gens à suivre quand ça ne va pas. Mais aujourd’hui, qu’est-ce que nous faisons ? Ce n’est pas tard puisse que nous sommes encore là. Mais que faisons-nous ?

F7: Dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, pensez-vous que le remède choisi par l’Etat burkinabè soit le bon ?

M. Sankara : Ce n’est pas le bon, parce que nous voulons nous baser sur quelque chose dont nous n’avons pas le contrôle. Quand nous disons « qu’on ne cède pas un morceau du territoire » alors que nous ne savons même pas si ceux qui nous attaquent veulent un territoire ou pas. Il faudrait que nous cherchons à savoir que veulent-ils ? Comment surtout en est-on arrivé là ? Et ça, nous pouvons le voir puisque c’est passé.

Il suffit de fouiller, d’écouter, vous allez vous rendre compte pourquoi nous sommes arrivés là. Et maintenant, voir non seulement comment arrêter ça, mais surtout ne pas transmettre à la génération à venir, cet esprit de séparation.

F7 : Justement, vous qui avez entrepris des démarches dans certaines zones attaquées, que veulent ceux qui nous attaquent ?

M. Sankara : Ils ont dit qu’ils ne s’expriment pas. Mais pour moi, ils veulent une reconnaissance, une prise en compte de ce qu’ils sont dans les préoccupations de notre Etat, parce qu’ils se sont sentis abandonnés et même jusqu’aujourd’hui, on ne fait rien pour prendre en compte la situation.

On a dit tout sécuritaire, alors qu’à leur niveau, ils ont prouvé qu’ils peuvent assurer leur sécurité. Qu’est-ce qui leur manque ? C’est l’appartenance à l’Etat. C’est ça qui leur manque. Accepter qu’ils font partie du Burkina Faso, qu’ils ont droit à un préfet, à un infirmier, à un maitre d’école. Et là, ils ne l’ont pas du tout.

Pour répondre à votre question, les gens veulent être pris en compte dans les préoccupations de ceux qui s’occupent de la Nation.

Mousbila Sankara : « Par rapport au terme ‘justice’, depuis un certain temps, je n’y crois plus »

F7 : Mais nous remarquons que certains groupes armés s’attaquent à l’administration et aux symboles de l’Etat même s’ils sont peu nombreux dans certaines zones…

M. Sankara : Oui, la plupart de ceux qui nous attaquent n’épargnent pas ces services. Mais ça, c’est dû au fait du problème culturel. C’est en cela que, personnellement, j’en veux à la France de nous regarder comme ça, parce que c’est la culture française qui est en partie aussi rejetée. Et cette France ne fait rien pour que nous qui avons tout lâché pour sa culture, nous puissions nous maintenir dans ce créneau.

C’est un élément essentiel, mais il n’est pas fondamental. Le fondamental, c’est que nous avons cessé d’exister. L’Etat a cessé d’exister dans certaines parties du territoire pendant longtemps au point que, comme la nature n’aime pas le vide, des gens l’ont remplacé.

Et quand on remplace quelqu’un, on ne regarde pas sa culture. Il n’y a que nous, après l’indépendance qui avons voulu rester français.

F7: Au-delà de la crise sécuritaire, on remarque aussi une rupture de confiance entre gouvernants et gouvernés. Ressentez-vous cela ?

M. Sankara : [La réponse dans cette vidéo]

F7 : Nous allons maintenant aborder une question judiciaire, notamment le procès Thomas Sankara. Vous avez été ambassadeur du Burkina Faso en Lybie au moment de l’assassinat de Thomas Sankara. Quels ont été vos sentiments à l’ouverture de ce procès ?

M. Sankara : Ha ! Parce que je suis déjà passé là-bas témoigner et sans dire que c’est à moi qu’on s’adressait, le président du Tribunal a, à un moment, dit que si jamais quelqu’un refuse de parler ici, qu’il va parler dans les bars, les quoi-quoi, que ça ne serait pas quoi-quoi-quoi.

Moi, quand j’étais assis, je me suis senti visé, parce qu’à chaque fois que j’avais l’occasion de parler, je parlais. Mais quand ils m’ont convoqué aussi, non seulement j’ai été confirmé mes dépositions, mais j’ai témoigné.

Alors, je crains que par extrapolation, on ne me dise pas  »voilà, on vous avait dit de ne plus parler de quoi que ce soit de ce tribunal ». Sincèrement, je ne crois en rien en cette histoire. Si je dis que je ne crois en rien, c’est parce que dans mon village, quand on veut un témoin, c’est celui qui est là. Sauf si quelqu’un vient dire que  »moi je n’étais pas là, mais j’ai…  ». Mais en tout cas dans mon village là, le témoin, le kâset-sõba ( témoin en langue mooré, Ndlr), c’est celui qui est là.

Or ici, nous avons des gens qui étaient là. Sur un certain nombre de personnes accusées, il y a au moins douze qui sont là. Alors qu’un témoin oculaire, un seul, selon sa position, ça peut être crédible. Pour moins que ça, on a pu établir des faits sur le témoignage d’une seule personne. Actuellement, il y en a plus. Nonobstant cette présence-là et la déclaration de ceux-ci, on a demandé à d’autres personnes, des gens comme nous qui n’étions pas là de venir témoigner. Je ne sais …

Lire 👉 Procès Thomas Sankara : Le récapitulatif

Faso7 : Oui, mais vous qui étiez proche de Sankara, le fait de savoir qu’enfin, après plus de 30 ans, le jugement sera fait, est-ce que vous avez ressenti un soulagement en sachant que ce procès va s’ouvrir ?

M. Sankara : Soulagement ? Oui, puisqu’on luttait pour qu’on rende justice à ceux qui sont morts. Non seulement on les a tués, mais on les a affublés d’idées ou d’actes pas possibles qu’ils voulaient tuer ceux-ci, ils voulaient faire cela… voilà. De sorte que ce procès, je m’attendais à ce qu’au moins, les gens sachent que personne ne s’était préparé pour tuer qui que ce soit, le 15 octobre 1987 à 20h.

Rien que ça, pour les personnes honorables, ceux qui méritent le titre de Burkinabè, de digne, ça suffit qu’après leur mort, on rétablisse une vérité au lieu de les laisser mourir, parce qu’en fait, ce que nous sommes, c’est ce que les gens pensent de nous. Ce qui est avec Dieu, ça, c’est un autre problème.

Donc, le fait que l’on ait pu ouvrir ce procès, je me disais qu’au moins, quelqu’un va pouvoir parler pour rétablir la vérité sur ce qui s’est passé. Maintenant, par rapport au terme ‘’justice’’, depuis un certain temps, je n’y crois plus, puisque j’ai été témoigner à ce procès qui est en cours.

Mais pour le même dossier, pour l’assassinat de Thomas Sankara et de ses douze camarades, j’ai été emprisonné pendant quatre ans. Je n’étais pas seul. Il y en a même qui sont morts là-bas, qui sont morts en prison à cause de ce problème, alors que c’est maintenant qu’on est en train de juger.

Donc, ceux qui ont subi les tortures, les détentions, avant ce tribunal, ce tribunal va être obligé de les condamner pour régulariser ou bien qu’est-ce qu’on peut faire ? Surtout ceux qui en sont morts ?

F7 : Vous auriez souhaité être considéré comme victime ?

M. Sankara : Je me suis déclaré victime là-bas, même si ça n’a aucune chance de prospérer. Mais j’ai regretté qu’on attende que le principal coupable soit à l’extérieur pour commencer à parler de ça. La démission nationale, c’est ça.

Que quelqu’un soit parti tuer son camarade ou son frère pour le pouvoir, soit, mais que les autres qui n’avaient aucun intérêt ou aucun engagement par rapport à cette personne, se taisent et ne disent rien, comme si dans leur société c’était faisable, c’est ça qui m’a gêné.

F7 : Il y a aussi la ‘’vérité’’ que beaucoup attendent de ce procès. Les accusés sont passés, les témoins sont passés, les experts ont parlé. Pensez-vous que la vérité puisse être dite à la fin de ce procès ?

M. Sankara : [La réponse dans cette vidéo]

F7 : Vous avez tantôt évoqué la géopolitique. Nous allons parler d’une question sous régionale, notamment celle malienne qui est sur toutes les lèvres. La CEDEAO et l’UEMOA ont pris des sanctions contre le Mali. Déjà, quelle analyse faites-vous de ce remue-ménage autour de la situation malienne ?

M. Sankara : [La réponse dans cette vidéo]

Faso7 : Pensez-vous qu’il est opportun pour le Burkina Faso de fermer ses frontières avec le Mali ?

M. Sankara : On ne devrait même pas la fermer. Surtout nous. Nous allons les fermer pourquoi ? Nous sommes dans le G5 (Sahel) avec le Mali. Cela suppose que nous devons travailler dans le cadre de notre sécurité. J’aurais voulu même qu’on élargisse ça au G6, parce que l’Algérie aussi, de par sa position avec le Mali et le Niger, doit faire partie de ça, si nous voulons la solution. Mais je ne suis pas sûr qu’on veuille même la solution.

Rien qu’à travers le G5, nous ne devons pas fermer nos frontières. Comment nous allons travailler ensemble si nous avons à faire à la même situation et nous fermons nos frontières, nos aéroports ? Non non non ! Nous ne devrions pas faire ça. Nous devrions au contraire, militer à ce qu’on reste comme ça et que ça s’ouvre avec d’autres pays.

Faso7 : Nous sommes à la fin de cet entretien, est-ce-que vous avez un appel à lancer ?

M. Sankara : Un appel, c’est à l’adresse de la jeunesse. Je souhaiterais que cette jeunesse comprenne qu’aucune autre jeunesse ne viendra faire sa part de travail et qu’elle est obligée de s’engager sur les grands chantiers de la construction.

De façon précise, je souhaiterais que les organes de la jeunesse trouvent un moyen pour reprendre les grands chantiers comme le chemin de fer Tambao sur lequel elle avait l’habitude de se rendre, travailler par groupe, afin que cet axe de désenclavement-là puisse continuer dans la zone.

Aujourd’hui, cette zone est isolée. Rien ne prouve que ce n’est pas par manque d’infrastructures et de moyens de développement que le terrorisme est développé.

Mousbila Sankara (à gauche) et Amadou Zeba, rédacteur en chef de Faso7 (à droite) échangeant à la fin de l’interview

Donc, je souhaite que la jeunesse reprenne tous les grands travaux qui avaient été engagés. Sans travail, il n’y a rien. Au lieu d’aller traverser la mer pour servir de café ou de dîner aux requins, essayons de traverser notre désert avec le chemin de fer pour désenclaver la zone.

Interview réalisée par Ignace Ismaël NABOLE et Amadou ZEBA

Faso7

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