Crise à l’ONATEL : Les orientations du Capitaine Ibrahim Traoré aux deux parties

Le ministre chargé de la Fonction Publique, Bassolma Bazié, celui délégué en charge de la Sécurité, Mahamadou Sana et la ministre en charge de l’Économie numérique Aminata Zerbo, ont exprimé  aux membres de la Direction générale de Moov Africa Burkina Faso ou ex Office national des télécommunications (ONATEL) et au Syndicat national des télécommunications (SYNATEL), ce vendredi 7 avril avril 2023, deux orientations du Chef de l’Etat, le Capitaine Ibrahim Traoré, sur la crise qui secoue l’ONATEL depuis plusieurs mois.

Au cours de cette rencontre les trois ministres ont eu à porter deux orientations du Chef de l’État, le Capitaine Ibrahim Traoré, à la connaissance des délégations de la Direction générale de Moov Africa Burkina Faso et du SYNATEL.

À l’endroit de la Direction générale, Bassolma Bazié a fait savoir que le Capitaine Ibrahim Traoré l’invite à se pencher sur la question des salaires des travailleurs du mois de décembre dernier afin de permettre un meilleur traitement des pensions de tous les retraités à partir de décembre 2022.

Concernant la deuxième orientation, le Chef de l’État appelle à la mise en place d’un comité interministériel pour examiner les documents sur la base desquels la privatisation de l’ONATEL a été effectuée. « Ce comité sera chargé de formuler des observations et recommandations à l’endroit du Gouvernement. À ce titre, les parties ont marqué leur disponibilité à accompagner ce comité dans l’exécution de sa mission », rapporte le service de communication du ministère en charge de la Fonction Publique.

En rappel, le 24 janvier 2023, la ministre Aminata Zerbo annonçait devant la représentation nationale que le Gouvernement suit de près la crise que traverse Moov Africa Burkina Faso, parce qu’il est actionnaire de cette société détenue à plus de 60% par le Groupe Maroc Telecom, et parce qu’il porte une attention particulière au secteur de la télécommunication.

Également, le 30 décembre 2022, des agents de Moov Africa Burkina Faso ont organisé une manifestation pour défendre leur plate-forme revendicative. En réponse, la Direction Générale a fait intervenir les Forces de l’ordre qui s’en sont pris aux manifestants à travers des courses-poursuites, des jets de gaz lacrymogènes et du matraquage. Certains de ces agents avaient été interdits d’avoir accès à leurs bureaux ainsi qu’au siège de leur syndicat, bouclé par la Police.

Faso7

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Un commentaire

  1. Notre communication ne doit pas pas être géré par des gens d’ailleurs..l’état doit récupérer où être le premier actionnaire et interdire que nos communications ne soient géré par des gens qui peuvent nous espionné pour des français terroristes.

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