Crise à l’ONATEL : « Le Gouvernement suit de près » (Aminata Zerbo)

La ministre en charge des Télécommunications électroniques, Aminata Zerbo, a été appelée à se prononcer sur la crise que traverse l’Office Nationale des Télécommunications (ONATEL), ce 24 janvier 2023, lors de de la séance plénière de l’Assemblée législative de Transition.

Pour commencer, la ministre en charge des Télécommunications a rappelé que l’année 2022 a été émaillée de plusieurs mouvements sociaux au niveau de l’ONATEL, notamment celle du 17 novembre 2022 qui est survenue après la rupture des négociations entre les membres du Syndicat national des télécommunications (SYNATEL) et la Direction générale de la société, par rapport à une plate-forme revendicative du syndicat.

« Cette plate-forme de 40 points est relative entre autres à la logistique, l’équipement, à l’organisation, à la communication, à la formation. Et les points de la plate-forme revendicative de 2018 sont restés en suspens », a-t-elle expliqué.

Aminata Zerbo a continué en faisant savoir qu’une délégation ministérielle a rencontré à plusieurs reprises les deux parties pour essayer rapidement de résoudre cette crise compte tenu du contexte actuel qui est assorti de besoins en télécommunication, mais que la résolution souhaitée n’a pas été obtenue.

«  Parallèlement à cette médiation, la Direction Générale du Travail a entamé suivant ses procédures une médiation également entre les deux parties, qui a abouti sur la base d’une plate-forme revendicative réduite à 20 points, à un procès-verbal de conciliation sur 10 points et un procès-verbal de non-conciliation sur 10 points », a-t-elle ajouté.

Le gouvernement suit de près…

Pour la ministre, on constate actuellement une accalmie au sein de l’ONATEL, mais il n’est pas encore question de sortie de crise. Elle a informé que les négociations se poursuivent donc au niveau de la Direction Générale du Travail, sur une plate-forme minimale produite par le SYNATEL.

« Le Gouvernement suit de près ce qui s’y passe parce qu’il est actionnaire de cette société, mais également à cause de l’importance du secteur des télécommunications. Les conflits sociaux étant inhérents à la vie de toute société, il est difficile pour le Gouvernement de prétendre pouvoir les réguler. Néanmoins, notre système dispose des lois, des instruments, des textes pour pouvoir encadrer ces genres de conflits, de pouvoir y répondre efficacement », a déclaré la ministre.

Il faut noter que ONATEL S.A est détenue à 66% par le groupe Maroc Telecom. Ce repreneur a d’abord acquis 51% des parts de la société le 29 décembre 2006 pour un montant de 144 310 540 000 F CFA. Ensuite, il a racheté 10% du capital de la société anonyme en avril 2018 sur la Bourse régionale de valeurs mobilières d’Abidjan (BRVM).

Josué TIENDREBEOGO

Faso7 

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