Burkina Faso : Les campagnes de vaccination, de déparasitage et d’insémination animale 2025-2026 à l’heure du bilan

Les travaux de l’atelier national de bilan des campagnes de vaccination, de déparasitage et d’insémination artificielle 2025-2026 se sont ouverts ce 17 septembre 2026 à Ouagadougou. Cette rencontre permettra également de programmer la campagne conjointe 2026-2027, axée sur le déparasitage, la vaccination, l’insémination artificielle et la digitalisation de l’identification des animaux.
Au cours de l’atelier, il sera question, d’abord, de faire le bilan des campagnes d’intensification de la vaccination et de l’insémination artificielle au titre de l’année 2025-2026, puis de décliner les orientations des autorités concernant l’offensive agropastorale, hydraulique et halieutique. Pour ce faire, l’ensemble des acteurs des services régionaux échangeront pour relever les faiblesses et les acquis de la campagne, afin de les aligner sur la vision de l’offensive agropastorale, hydraulique et halieutique 2026-2028.
Selon le Dr vétérinaire Aboubacar Nacro, directeur général des services vétérinaires (DGSV), dans le cadre de la deuxième phase de l’Offensive agropastorale et halieutique, il est prévu la transformation de plus de 75 millions de litres de lait. Une opération « zéro exportation de bétail sur pied » est également au programme. L’ambition du ministère en charge des Ressources animales est de créer des abattoirs et de mettre en place des unités de transformation afin de générer de la richesse interne et de créer des emplois pour les Burkinabè.

« C’est dire que toute la transformation va se faire sur place et que l’exportation désormais va se faire sous forme de carcasses. Toutes ces ambitions demandent à ce que nous puissions renforcer le suivi et renforcer la prévention des animaux sur le terrain, de telle sorte à pouvoir produire et à fournir des animaux qui sont en bonne santé », a-t-il ajouté.
L’autre perspective, selon le capitaine Nacro, est l’intensification de l’insémination artificielle. Pour cette campagne, il est attendu l’insémination de 100 000 vaches. Cette méthode va permettre d’optimiser la production de lait pour atteindre les objectifs de la phase 2 de l’offensive. En plus, elle permettra d’améliorer le potentiel génétique des vaches.
« C’est lancer un appel à l’endroit de tous les producteurs, à l’endroit de toute la population, parce que nous sommes un pays à vocation d’élevage. C’est appeler toute la population, tous les producteurs à sortir et à se mobiliser massivement pour permettre aux services techniques, au département, de pouvoir jouer sa partition, de pouvoir accompagner ces producteurs sur le terrain, de faire en sorte qu’ on puisse avoir une nette amélioration en termes de production animale au niveau national », a-t-il indiqué.
Dans son discours d’ouverture, le directeur de cabinet du ministère en charge des Ressources animales et halieutiques, Alassane Guiré, a ajouté que l’un des objectifs de la campagne conjointe 2026-2027 est de déployer l’identification numérique des animaux pour renforcer la traçabilité, la sécurité du cheptel et le suivi en temps réel.
La campagne prévoit la lutte contre les pathologies majeures telles que la péripneumonie contagieuse bovine (PPCB), la peste des petits ruminants (PPR), la maladie de Newcastle (MNC), la fièvre aphteuse (FA) et la peste porcine africaine (PPA) , ainsi que l’accroissement de la productivité du cheptel. Il a par ailleurs souligné la nécessité d’harmoniser les interventions vétérinaires avec le Mali et le Niger pour lutter plus efficacement contre les maladies transfrontalières.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



