Bobo-Dioulasso : La SOGOB forme 38 sages-femmes à la prise en charge de l’hémorragie du post-partum

La Société des gynécologues et obstétriciens du Burkina (SOGOB) a organisé, du 20 au 21 août 2026 à Bobo Dioulasso, une session de renforcement des capacités au profit de 38 sages-femmes issues de plusieurs régions du Burkina Faso. Cette initiative porte sur le plaidoyer en faveur de la réduction de la mortalité maternelle liée à l’hémorragie du post-partum (HPP).
Cette rencontre vise à mieux outiller les sages-femmes sur les enjeux liés à l’hémorragie du post-partum et à renforcer leur rôle dans la sensibilisation et la mobilisation communautaire. Elle entend également favoriser une meilleure implication des acteurs autour de la lutte contre la mortalité maternelle.
Le choix des sages-femmes, selon le Pr Yobi Alexis Sawadogo, point focal du projet, répond à leur rôle central dans la prise en charge de l’hémorragie du post-partum. Elles sont souvent, à l’en croire, les premières à accueillir les femmes concernées et doivent être en mesure de poser rapidement les premiers gestes.
Outiller les sages-femmes pour agir rapidement
« Même si les molécules sont disponibles, si les sages-femmes ne sont pas outillées, qu’elles ne savent pas les utiliser ou qu’elles ne mesurent pas l’importance d’agir rapidement, cela peut poser problème. Il faut les outiller pour qu’elles puissent détecter, prévenir et prendre en charge rapidement les cas d’hémorragie du post-partum », a-t-il expliqué.
L’enjeu, selon le point focal du projet, est également de prévenir les complications. La formation a ainsi permis de partager les dernières actualités en matière de prise en charge de l’HPP, notamment sur l’utilisation de nouvelles molécules.
« Si nous arrivons à prendre en charge l’hémorragie avant qu’elle ne se complique, nous pouvons contribuer à réduire les décès maternels », a souligné le Pr Yobi Alexis Sawadogo.
Cet atelier a constitué le troisième et dernier d’une série de formations destinées aux sages-femmes.
Un engagement pour zéro décès évitable par HPP
De son côté, Edwige Poda/Bicaba, présidente des sages-femmes de Bobo-Dioulasso, a invité les participantes à traduire les acquis de la formation en actions concrètes sur le terrain. Elle a notamment insisté sur la vigilance après chaque accouchement, la disponibilité permanente des produits essentiels et l’application rapide des protocoles nationaux de prise en charge.
« « L’Hémorragie du Post-Partum (HPP) demeure une urgence absolue qui ne tolère aucun répit », a-t-elle indiqué.
Elle a également appelé les sages-femmes à renforcer la sensibilisation des femmes et de leurs familles. Selon elle, cette démarche doit contribuer à favoriser les accouchements assistés en formation sanitaire et à réduire les retards dans le recours aux soins. Elle a, par ailleurs, réaffirmé le soutien de la région du Guiriko aux professionnelles de santé dans l’accomplissement de cette mission.
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