IPEQ au Burkina Faso : L’élaboration des programmes des lycées spécialisés s’ouvre à Kaya

La ville de Kaya accueille, du 17 au 22 août 2026, un atelier consacré à la définition du cadre pédagogique et académique des futurs lycées professionnels spécialisés, dans le cadre de la mise en œuvre de l’Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous (IPEQ). La cérémonie d’ouverture a été présidée par le camarade Moumini Zougrana, ministre de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle et technique, ce 17 août 2026.
L’atelier réunit plusieurs experts et acteurs de l’éducation et de la formation professionnelle et technique. Il connaît également la participation du professeur Zakaria Soré, secrétaire ministre à la Présidence du Faso et coordonnateur national de l’IPEQ.
Selon le ministre Moumini Zougrana, la dynamique de transformation du système éducatif s’incarne dans la création de lycées professionnels spécialisés. L’achèvement prévu de quatre établissements clés à Bagré, Samandéni, Kaya et Gomponsoum vise à aligner directement l’enseignement sur les ressources et potentialités économiques locales. Ainsi, les filières axées sur l’agriculture et l’aquaculture sont déployées dans les zones à fort potentiel agropastoral, tandis que le site de Kaya est dédié à la transformation des cuirs et peaux.

Afin de concrétiser cette mutation sur le terrain, des travaux d’élaboration de nouveaux programmes et manuels scolaires sont engagés en associant l’ensemble des acteurs du secteur : inspecteurs, enseignants, praticiens du métier et associations. Cette approche collaborative marque une rupture décisive avec l’enseignement purement théorique pour privilégier une formation axée sur la pratique, la conception et la transformation des produits. L’objectif ultime est d’offrir une éducation en adéquation stricte avec les exigences de développement de la nation.
« On a réuni tous les spécialistes pour que nous puissions élaborer des documents et qui répondent effectivement à nos attentes. C’est tellement important pour nous. La transformation ne sera pas seulement dans la bouche mais elle doit se traduire complètement sur le terrain », a indiqué le ministre.
Adapter les formations aux potentialités
Cette rencontre s’inscrit dans la volonté de la Présidence du Faso de faire de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle un véritable levier de développement économique et d’insertion des jeunes. Elle vise notamment à adapter les formations aux potentialités et aux besoins des différents pôles de croissance du pays.
Pour Zakaria Soré, coordonnateur national de l’IPEQ, la démarche actuelle constitue une phase décisive dans le processus d’élaboration des cursus. S’appuyant sur des travaux préliminaires de diagnostic et d’observation des besoins du terrain, elle vise à formaliser les programmes d’enseignement et les manuels scolaires en adéquation avec les métiers ciblés.

Ce travail de conception marque une étape charnière dans la concrétisation de la vision du président Ibrahim Traoré pour la transformation du système éducatif. En définissant précisément les modules de formation, l’objectif est de doter les futurs diplômés de compétences pratiques directement exploitables pour la valorisation et la transformation des produits du terroir.
« C’est une étape essentielle parce que c’est ce qui va permettre de traduire de façon concrète, l’idée et la vision du camarade Président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré qui se penche depuis un bout de temps sur la transformation du système éducatif burkinabè », a-t-il soutenu.
Les travaux portent principalement sur la nomenclature des diplômes et la répartition des spécialités par niveau de qualification, afin d’assurer une offre de formation cohérente, standardisée et en adéquation avec les besoins du marché de l’emploi.
Consolider la transformation du système d’enseignement
La première phase de mise en œuvre prévoit la construction et l’équipement de ces quatre lycées professionnels spécialisés. Les formations seront orientées vers des secteurs à fort potentiel, notamment l’agriculture, l’agroalimentaire, l’aquaculture, la maintenance des équipements agro-industriels ainsi que la transformation des cuirs et peaux et la maroquinerie.
À Kaya, futur lycée professionnel spécialisé dans les cuirs et peaux, les formations devraient notamment couvrir la tannerie et la maroquinerie, avec des parcours allant du BEP au Baccalauréat professionnel.
Durant six jours, les experts poursuivront ainsi leurs réflexions pour doter ces futurs établissements d’une architecture pédagogique répondant aux ambitions de l’IPEQ et aux réalités économiques des différentes régions. À travers cet atelier, le Burkina Faso entend consolider la transformation de son système d’enseignement et de formation professionnelle afin de mieux préparer les jeunes aux métiers porteurs et de renforcer leur contribution au développement économique national.
En marge de cet atelier, les autorités ont également visité le chantier de construction du lycée professionnel spécialisé de la ville de Kaya.
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