Burkina Faso : Bilan satisfaisant du projet IHS avec plus de 8,5 millions d’événements sanitaires graves évités

Le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a présidé, le 3 août 2026 à Ouagadougou, la cérémonie de clôture du projet « Integrated Health Services » (IHS). C’est une initiative financée par le gouvernement américain et mise en œuvre par JHPIEGO afin d’améliorer l’équité d’accès et l’utilisation de services intégrés de qualité en matière de lutte contre le paludisme, de santé maternelle, néonatale et infantile et de nutrition (SMNI-N).
Le projet IHS a été mis en œuvre du 2 août 2021 au 1er août 2026 dans les régions du Djôrô, du Nakambé et du Nando. Il avait pour objectif de contribuer à l’amélioration de la santé et du bien-être des populations du Burkina Faso. Dans ses zones d’intervention, le projet s’est axé sur la lutte contre le paludisme, la promotion de la santé maternelle, néonatale et infantile, la promotion de la nutrition, la prévention et le contrôle des infections associées aux soins, le renforcement des systèmes d’information et la digitalisation des services de santé.
Après cinq années de mise en œuvre, le consortium IHS porté par JHPIEGO en collaboration avec le ministère de la Santé et les partenaires nationaux et internationaux, s’est dit satisfait des résultats enregistrés. Le projet a touché près de 4,8 millions d’habitants. En termes d’impact direct sur les populations, le projet a permis d’éviter plus de 8 526 497 événements sanitaires graves ou potentiellement mortels chez les femmes, les nouveau-nés et les enfants.
Les actions de l’IHS au niveau de la lutte contre le paludisme ont permis de réduire de 27 % l’incidence du paludisme dans les zones d’intervention. L’incidence du paludisme chez les enfants de moins de cinq ans a été réduite de 45 %. Il y a également la protection de plus de 900 000 enfants chaque année grâce aux campagnes de la chimioprévention du paludisme saisonnier.

En ce qui concerne la santé maternelle et néonatale, en moyenne 190 000 accouchements ont été assurés chaque année grâce au projet. Également, il y a la réduction de la mortalité maternelle entre 2022 et 2025, l’introduction des soins prénatals de groupe (SPN-G) dans 200 formations sanitaires. À cela s’ajoutent le renforcement des capacités de 3 193 prestataires de santé dans la lutte contre le paludisme et le déploiement d’outils numériques pour le suivi des femmes enceintes. En matière d’innovation, IHS a contribué à équiper 446 formations sanitaires de Rec Maternity.
« (…) Je peux dire aussi que le système de santé d’une manière générale s’est amélioré grâce à cet appui. Donc, nous manifestons une satisfaction générale, non seulement pour la confiance qui nous a été accordée pour mettre en œuvre ce programme, mais également pour les résultats obtenus », s’est exclamé le Dr Jérémie Zoungrana, directeur pays de JHPIEGO.
Selon Joann M. Lockard, ambassadrice des États-Unis au Burkina Faso, le projet « Integrated Health Services » (IHS) illustre la coopération qui dure depuis 60 ans entre les deux pays. Fidèles à leurs engagements, a-t-elle souligné, les États-Unis n’ont cessé d’appuyer les actions du Burkina Faso en matière de santé maternelle et infantile. Cet appui s’étend à la lutte contre le paludisme, les maladies infectieuses et le renforcement des capacités des professionnels de la santé.

« Les États-Unis, le peuple américain, sont très fiers d’être toujours aux côtés du peuple burkinabè. C’est une relation qui a duré plus de 60 ans. Et nous sommes là, surtout dans le domaine de la santé, parce que la santé c’est la fondation principale d’une communauté résiliente et forte, et le Burkina Faso est fort. (…) Nous sommes invités à suivre les priorités gouvernementales et nous allons continuer d’accompagner le développement dans le domaine de la santé pour tout le peuple burkinabè », a-t-elle ajouté.
Le ministre de la Santé, le Dr Robert Lucien Jean-Claude Kargougou, a exprimé la gratitude du gouvernement burkinabè envers les États-Unis pour leur accompagnement. Évoquant le projet IHS, il a rappelé que les différents acquis engrangés dans le secteur de la santé ont eu un fort impact. Durant sa mise en œuvre, le projet s’est inscrit, a expliqué le ministre, en droite ligne de la vision du gouvernement burkinabè en matière de santé.
« Les résultats obtenus témoignent de ce que nous pouvons accomplir lorsque l’action des partenaires s’aligne sur les priorités nationales et que les efforts sont portés par une vision commune », a-t-il indiqué.
JHPIEGO (Johns Hopkins Program for International Education in Gynecology and Obstetrics) est une organisation internationale de santé affiliée à l’université Johns Hopkins, aux États-Unis, qui œuvre depuis cinquante ans pour améliorer la santé des femmes, des nouveau-nés, des enfants et des familles. Au Burkina Faso, l’organisation intervient depuis trois décennies auprès des autorités sanitaires.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



