Burkina Faso : Le consortium NRC-Educo dresse un bilan satisfaisant du projet PRESU

Mise en œuvre depuis le 1ᵉʳ août 2024 pour soutenir les enfants touchés par la crise sécuritaire, le Projet de réponse intégrée et inclusive en éducation et protection (PRESU) touche à sa fin ce 31 juillet 2026. À cette occasion, les parties prenantes se sont réunies en atelier bilan ce jeudi 30 juillet à Ouagadougou pour faire le point sur les réalisations.
Porté par le consortium composé du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) et d’Educo, avec l’appui de la Direction générale pour la protection civile et l’aide humanitaire européennes (ECHO), ce projet a été mis en œuvre dans quatre régions éducatives/zones du Burkina Faso que sont le Gourma, la Sirba, les Koulpélogo/Kuilsé et le Liptako.
Sur la base du Plan de réponse humanitaire de 2025, il a ciblé des bénéficiaires directs âgés de 6 à 16 ans affectés par la crise, dont 50 % de filles et de femmes. Il a été mis en œuvre en partenariat avec des structures associatives telles que Tobi-Yaba et l’Association pour le renforcement des compétences des organisations paysannes (ARCOP).
Amadou Maïga, représentant pays du Conseil norvégien pour les réfugiés au Burkina Faso, a indiqué que les objectifs du projet avaient été atteints tant sur le plan quantitatif que qualitatif.
« Au niveau quantitatif, on peut dire que nous avons pu assister plus de 24 000 enfants en kits scolaires. Nous avons pu aussi élaborer de la documentation civile pour 9 000 enfants. Nous avons pu construire aussi 17 salles de classes semi-finies et les équiper. Nous avons pu aussi former des enseignants sur des thématiques que les enseignants et les directions de l’éducation ont eux-mêmes identifiés », a-t-il déclaré.
Sur le volet qualitatif, Amadou Maïga a indiqué que le projet a été mis en œuvre en collaboration avec les services déconcentrés de l’État, en intégrant les besoins et les aspirations des partenaires de l’éducation dans la réponse. Il a souligné que les investissements réalisés dans le cadre de ce projet sont durables et pérennes. « Sur la base des formations que les enseignants ont reçues, ils auront la capacité de mieux accueillir les enfants, de gérer ceux qui sont en situation de stress et de leur apporter une réponse positive », a-t-il laissé entendre.
Valérie Zoungrana, représentante du secrétaire général du ministère en charge de l’Enseignement de base, a salué le succès du projet, tout en souhaitant que d’autres partenaires emboîtent le pas. « Nous ne pouvons que traduire toute notre satisfaction par rapport au travail formidable que ce consortium a abattu sur le terrain. Comme nous sommes en situation d’urgence, beaucoup d’élèves auraient perdu la chance de jouir de leur droit à l’éducation sans l’aide de ces partenaires », a-t-elle déclaré.
Elle a également rassuré que les acquis enregistrés par le PRESU seront accompagnés par l’État à travers les mécanismes du Secrétariat technique à l’éducation en situation d’urgence.
Malgré les contraintes qui affectent la continuité scolaire dans certaines localités, le PRESU a contribué à garantir l’accès à l’éducation pour des milliers d’enfants, y compris les élèves déplacés internes, dans les zones couvertes par le projet.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



