Aéroport de Donsin : La piste d’atterrissage de 3,5 km est prête à accueillir les géants des airs comme les Boeing 747

Le samedi 28 mars 2026, la Société des Aéroports du Faso (SAFA) a organisé une visite de presse sur le chantier de l’Aéroport international de Ouagadougou-Donsin. Cette initiative visait à faire le point sur l’état d’avancement du projet, en mettant en lumière ses atouts, ses insuffisances ainsi que ses perspectives.
Avant la descente sur le terrain, les journalistes ont bénéficié d’un exposé détaillé au siège de la SAFA. Il en ressort que le projet présente des caractéristiques majeures, notamment sa superficie impressionnante de 4 400 hectares, faisant de cette infrastructure l’une des plus vastes de la sous-région.
Conçu avec une vision à long terme, l’aéroport ambitionne de répondre aux besoins des générations futures. Sur le site de Donsin, les réalisations sont jugées globalement satisfaisantes par les techniciens. La piste d’atterrissage, pièce maîtresse de l’infrastructure, affiche une longueur de 3,5 km, extensible à 4 km, et une largeur de 60 mètres.

Elle est dotée de quatre bretelles, d’une voie de circulation parallèle, de balises lumineuses, ainsi que de parkings avions et de taxiways déjà opérationnels. Selon Faycal Ouédraogo, Chef du Département du Développement des infrastructures aéroportuaires de la SAFA, cette piste est dimensionnée pour accueillir des appareils de grande capacité tels que les Boeing 747 et les Airbus A340.
Il précise également qu’un aménagement futur pourrait permettre l’atterrissage de l’Airbus A380. « Ces gros-porteurs pourront atterrir sur la plateforme de l’aéroport de Donsin sans problème », a-t-il assuré. Outre la piste, d’autres infrastructures sont en bonne voie de réalisation.
Il s’agit notamment de la clôture de sûreté conforme aux normes de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI), du château d’eau destiné à alimenter l’aéroport, ainsi que du parking de l’autogare. Cependant, certaines insuffisances ont été relevées. Les techniciens ont notamment signalé des dysfonctionnements liés à la qualité d’exécution de certaines entreprises, ayant entraîné l’effondrement d’une dalle.

Par ailleurs, un mirador a été construit sans prévoir d’escalier, illustrant des défaillances dans la conception initiale. Face à ces défis, le Directeur général de la SAFA, Malegdibkièta Saturnin Théophile Bikyenga, a expliqué que la création de la structure répond justement à la nécessité de corriger les insuffisances héritées.
En seulement trois mois d’existence, la société affirme avoir identifié plusieurs écarts techniques en collaboration avec les équipes spécialisées. « L’objectif est d’identifier les mesures correctives nécessaires afin de rattraper les défaillances structurelles initiales et de redimensionner le projet conformément à la vision des plus hautes autorités », a-t-il déclaré.
Concernant les avenants, il a rassuré qu’une équipe technique indépendante est mobilisée pour assurer un suivi rigoureux. Il souligne également que toutes les dispositions sont prises pour combler les lacunes observées dans les phases antérieures du projet. Dans cette dynamique, la SAFA entend faire de l’aéroport de Donsin une infrastructure stratégique et souveraine. « Nous voulons une conception architecturale à la hauteur du Burkina Faso nouveau, pour nous et pour les générations à venir », a affirmé le Directeur général.
Pour rappel, la Société des Aéroports du Faso (SAFA) a été créée le 18 juin 2025 par décret. Elle est issue de la fusion de la Maîtrise d’Ouvrage de l’Aéroport de Donsin (MOAD), de la Régie administrative Chargée de la Gestion de l’Assistance en Escale (RACGAE) et de la Délégation aux Activités aéronautiques nationales (DAAN). Sa mission principale est d’assurer le développement et la modernisation des infrastructures aéroportuaires au Burkina Faso.
Faso7



