Burkina Faso : Les travailleurs sociaux interrogent leur rôle dans la co-construction du vivre-ensemble

Les associations professionnelles du ministère de la Famille et de la Solidarité ont organisé ce samedi 28 mars 2026, à Ouagadougou, un panel sur la « Co-construction d’un vivre-ensemble au Burkina Faso : Rôle et place des travailleurs sociaux ». Ce panel constitue une sorte de commémoration en différé de la Journée mondiale du travailleur social, célébrée le 17 mars 2026.

En vue de commémorer cette journée, l’Association Burkinabè des Professionnels de l’Assistance Sociale (ABPAS), l’Association Nationale des Professionnels du Genre pour le Développement (ANPGeD), l’Association des Professionnels de l’Éducation de Jeunes Enfants (APEJE) et l’Association Nationale des Professionnels de l’Éducation Spécialisée (ANAPES) ont organisé ce jour un panel sur le thème national.

Selon le président du comité d’organisation, Valentin Ouédraogo, le thème « Co-construction d’un vivre-ensemble au Burkina Faso : Rôle et place des travailleurs sociaux » interpelle les acteurs à se ressourcer dans la philosophie africaine de l’Ubuntu, selon laquelle « Je suis parce que nous sommes ».

Rappelant les différentes crises qu’a connues le Burkina Faso, il a mentionné la présence constante du travailleur social.

« À chaque étape, les travailleurs sociaux ont été présents, engagés et résolument tournés vers la protection des plus vulnérables tout en maintenant leurs obligations habituelles. Leur contribution, souvent discrète mais toujours essentielle, a permis de maintenir le tissu social et de renforcer la résilience des populations », a-t-il déclaré.

Selon le président du comité d’organisation, Valentin Ouédraogo, le thème « Co-construction d’un vivre-ensemble au Burkina Faso : Rôle et place des travailleurs sociaux » interpelle les acteurs.

De l’avis du secrétaire général du ministère de la Famille et de la Solidarité, Émile Zabsonré, représentant la ministre, ce thème n’est pas seulement un sujet de réflexion, mais aussi et surtout un appel à l’action.

« À travers l’accompagnement psychosocial, la médiation sociale, la protection des personnes en situation de vulnérabilité et le renforcement des capacités des familles et des communautés, les travailleurs sociaux contribuent chaque jour à préserver la dignité humaine et à renforcer la résilience des communautés », a-t-il affirmé.

Pour cette activité, les organisateurs ont choisi le Pr Alkassoum Maïga comme parrain. Celui-ci a noté que la condition d’une paix durable réside dans le respect des devoirs et des droits des uns et des autres au sein du vivre-ensemble.

« Souvent, on dit que « qui veut la paix prépare la guerre ». Celui qui ne veut pas la guerre, qu’est-ce qu’il doit faire ? Je pense que si l’on veut la paix sans passer par la préparation de la guerre, on doit effectuer le travail que vous faites. Vous êtes ceux qui peuvent nous empêcher de faire la guerre. C’est vous qui traitez et trouvez des solutions aux injustices sociales et économiques. C’est vous qui prenez en charge les démunis et ceux qui sont dans l’extrême pauvreté », a-t-il dit.

Il a précisé que l’action du travailleur social n’est pas ponctuelle, car elle consiste à assister les populations tout au long de la journée et même à des heures impossibles.

Dans ce sens, le Pr Alkassoum Maïga qualifie ce travail de sacerdoce, car les acteurs prennent des risques inconsidérés pour porter secours aux populations.

le Pr Alkassoum Maïga qualifie ce travail de sacerdoce.

Au regard de leur volonté, de leur qualification et de leur force morale, il a ajouté que tous ceux qui aspirent à la paix sans passer par la préparation de la guerre doivent d’abord s’atteler à résoudre les injustices et les souffrances des populations, en encourageant le travail social et en lui octroyant les moyens nécessaires.

« Vous ne pouvez pas, avec un bâton magique, aller résoudre les problèmes des gens. Parce que, tout engagement que vous prenez doit être suivi d’actions immédiates », a-t-il martelé, en leur conseillant d’évoluer vers une faîtière en vue de renforcer leur union, ce qui permettra au ministère d’obtenir des résultats impactants et frappants.

Ce sont quatre sous-thèmes qui seront développés sous forme de communications par les organisateurs. Il s’agit de « L’approche genre comme facteur de co-construction de l’unité, de la justice et de la responsabilité collective au Burkina Faso : rôle et responsabilités du professionnel du genre ? », de « Co-construire l’espoir et l’avenir : place et rôle de l’éducation de jeunes enfants dans un contexte de refondation nationale », de « Harambee pour le retour : unir nos forces pour une réinstallation digne, sécurisée et durable des populations au Burkina Faso » et de « Famille en situation de crise au Burkina Faso : rôle et place du travail social dans la consolidation des liens sociaux et de la cohésion communautaire ».

Quatre sous-thèmes qui seront développés sous forme de communications par les organisateurs.

Ces associations professionnelles ont par ailleurs collecté une somme d’un million de F CFA, qu’elles ont remise au ministère en guise de contribution à l’initiative Dɛmɛ Sira. Le reçu de versement dudit chèque a été présenté au cours de ce panel.

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page