Burkina Faso : La CJP lance la 5e édition du Prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale

La Commission épiscopale Justice et Paix (CJP-Burkina) a lancé ce vendredi 13 mars 2026 à Ouagadougou la 5e édition du Prix du journalisme pour la paix et la cohésion sociale (PJPCS). Cette initiative vise à encourager les professionnels des médias à produire des contenus favorisant la paix, le dialogue communautaire et la résilience face à l’extrémisme violent. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 14 mai 2026 à 12h00.

Forts de l’intérêt suscité lors de l’édition précédente, les organisateurs ont décidé de reconduire le thème : « Renforcement de la paix et de la cohésion sociale à travers la promotion de la résilience, du dialogue communautaire et la lutte contre l’extrémisme violent et la radicalisation ».

Pour Gérard Zongo, coordonnateur national de l’Initiative paix au Sahel, ce prix constitue un levier important pour mobiliser les médias autour des enjeux de paix. « Le Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale est l’expression concrète de cet engagement. Son objectif est double : encourager et valoriser les professionnels des médias qui œuvrent pour la paix et la cohésion sociale, et susciter une mobilisation toujours plus grande autour de ces idéaux », a-t-il indiqué.

À travers cette initiative, il invite également les journalistes à jouer un rôle actif dans la consolidation de la stabilité nationale. « Les journalistes doivent être plus que des observateurs : ils doivent devenir des forces de construction et des écoles de l’espérance », a-t-il souligné.

Conditions de participation

Cette 5e édition marque également une étape importante avec l’ouverture du prix à la dimension sous-régionale. Un prix spécial transfrontalier sera décerné par la coordination régionale afin de récompenser des œuvres journalistiques mettant en lumière des initiatives de paix qui dépassent les frontières. Selon Narcisse Somé, responsable régional plaidoyer et mobilisation au niveau du bureau de coordination régionale de l’Initiative paix au Sahel, la compétition concerne désormais cinq pays. « La compétition s’ouvre désormais aux pays de l’Alliance des États du Sahel (AES), ainsi qu’au Ghana et à la Côte d’Ivoire », a-t-il précisé.

Le concours est ouvert à tout journaliste travaillant dans un organe de presse burkinabè reconnu ou dans l’un des pays membres du programme SPI. Pour les productions radio et télévision, les candidatures concernent les grands reportages, dossiers ou interviews d’une durée maximale de 26 minutes. Pour la presse écrite et la presse en ligne, les œuvres acceptées sont les reportages, portraits ou interviews d’un format maximal de cinq pages ou 8 000 signes, illustrations comprises. Les productions doivent être réalisées en français et diffusées entre le 1er septembre 2025 et le 10 mai 2026.

Des récompenses pour encourager les journalistes

Les trois premiers de chaque catégorie seront récompensés lors d’une soirée organisée par la CJP-Burkina. Le premier remportera une somme de 500 000 FCFA, une attestation et un trophée. Le deuxième recevra une somme de 300 000 FCFA et une attestation, tandis que le troisième repartira avec 200 000 FCFA et une attestation. En plus de ces distinctions, des prix spéciaux seront également attribués par la coordination régionale du SPI et par des structures partenaires avec des montants variant entre 200 000 FCFA et 400 000 FCFA.

Les organisateurs invitent également les institutions, entreprises et organisations à soutenir cette initiative. « Soutenir le Prix du Journalisme pour la Paix et la Cohésion Sociale, c’est investir dans un Burkina Faso et une sous-région ouest-africaine plus justes, plus solidaires, plus résilients et donc plus prospères », a lancé Gérard Zongo.

Les candidatures sont recevables jusqu’au 14 mai 2026 à 12h par e-mail à l’adresse secretariat@cjpburkina.org avec copie à anniekerstinepoda@gmail.com. Elles peuvent aussi faire l’objet d’un dépôt physique sous pli fermé, en version numérique sur clé USB, au secrétariat général de la Commission épiscopale Justice et Paix.

Faouziatou Ouédraogo (stagiaire)

Faso7

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