Burkina Faso : L’association culturelle Âme-à-Zone présente le conte théâtralisé « J’ai une idée »

L’association culturelle Âme-à-Zone a présenté, ce mardi 10 mars 2026 à Ouagadougou, un conte théâtralisé intitulé « J’ai une idée ». Porté par Sandrine Kibora, présidente de l’association, ce spectacle adapte plusieurs récits traditionnels dans une mise en scène mêlant musique, chants et jeux de lumière. Les représentations se poursuivront jusqu’au 21 mars 2026 au Carrefour International du Théâtre de Ouagadougou (CITO), chaque soir à 20h.

Destinée à un public adulte, l’œuvre explore des thématiques sociales profondes à travers de courts récits abordant l’espoir, l’amour, la tristesse, le bonheur manqué et les parcours de vie. La création établit un pont entre la tradition orale du conte et les enjeux contemporains du Burkina Faso.

Interprétée par deux comédiennes et un comédien, la pièce met en lumière la richesse interculturelle des communautés à travers des histoires empreintes d’émotion, mêlant tristesse et humour, tout en transmettant des leçons de vie.

Sandrine Kibora, également comédienne dans la pièce, explique que « J’ai une idée » questionne l’engagement citoyen au-delà des critiques et des jugements. L’œuvre interroge ainsi les priorités existentielles, mettant en balance réussite professionnelle, foi, argent et famille.

« Ce sont des recueils de contes que j’ai réadaptés selon le contexte burkinabè. Nous y abordons la question de la responsabilité. L’un des contes traite également de l’essentiel et de l’utile dans la vie. Nous valorisons nos cultures traditionnelles et c’est une occasion de promouvoir notre culture et nos langues, qui sont véritablement essentielles », a-t-elle indiqué.

La mise en scène est assurée par Lionelle Edoxi Gnoula, qui a dirigé la création artistique de cette œuvre en transformant ces récits en une pièce scénique cohérente. Elle a encadré les comédiens, supervisé la scénographie, les costumes et l’éclairage, tout en pilotant les répétitions et la promotion du projet.

« Ma question principale en tant que metteuse en scène a été de savoir comment tisser des liens entre ces petites histoires qui parlent tantôt d’amour, tantôt de tristesse, parfois de bonheur manqué, ou encore de tout un chemin, tout un parcours. La scénographie devait aussi rester assez sobre afin de donner du tonus à la mise en scène », a-t-elle expliqué.

Les spectateurs se sont montrés captivés par cette série de récits reflétant des préoccupations actuelles telles que la responsabilité individuelle, l’identité culturelle et la quête de sens. Parmi eux, Rhodes Oladjidé, alias « Chaka », dit avoir été particulièrement touché par le message final évoquant une femme en quête de richesse et de bonheur, qui finit par perdre son bébé en échange de cette richesse.

« Sans mentir, je manque de mots pour qualifier la splendeur, non seulement de la beauté, mais de toute la prestation. Je trouve que c’est un beau spectacle qui mérite d’être vu par le monde entier », s’est-il exprimé.

Fiche technique du spectacle

Mise en scène : Lionelle Edoxi Gnoula

Adaptation des contes : Sandrine D. Kibora

Interprètes :

Sandrine D. Kibora

Adjara Simporé

Adama Koanda

Son : Kader Bonkoungou

Lumière : Céline Kaboré

Scénographie : Ouassila Kharoune

Chorégraphie : Louba Nikiema

Assistante mise en scène : Esther Bancé

Faso7

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