2ᵉ CASEM du ministère de la Sécurité : Bilan à mi-parcours de la reconfiguration du maillage du territoire

Le ministre de la Sécurité a ouvert, ce mardi 25 novembre 2025, à Ouagadougou, la deuxième session du Conseil d’Administration du ministère de la Sécurité (CASEM). Ce CASEM est placé sous le thème « Gouvernance sécuritaire dans un contexte de reconfiguration du maillage du territoire : initiatives proactives et changement de paradigmes dans la gestion de la criminalité ».
Après la première session du Conseil d’Administration du ministère de la Sécurité (CASEM) de l’année, tenue le 14 février 2025, le ministère tient son deuxième CASEM de l’année. Le ministre de la Sécurité a rappelé la promulgation du décret n°2024-1102/PRES/PM/MDAC/MATM/MSECU du 24 novembre 2024 portant détermination des zones de compétences territoriales de la Police nationale et de la Gendarmerie nationale, par l’entremise du ministère de la Sécurité. Ce décret vise à permettre un meilleur maillage sécuritaire.
« La première phase de la mise en œuvre du décret ci-dessus cité, qui consiste à lever tous les doublons au cours de l’année 2025, est à un taux d’exécution de 85 %, soit 81 sur 106 services de sécurité levés », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne la deuxième phase, elle va s’effectuer en 2026 et consistera à remplacer tous les commissariats de police de district en zone rurale par les brigades territoriales de gendarmerie, suivant les critères de basculement.
« Quant à la troisième phase, qui interviendra à partir de janvier 2027, elle consacrera la création de services de sécurité dans les 156 communes actuellement dépourvues, suivant le plan stratégique de déploiement », a laissé entendre le ministre de la Sécurité.

Le premier responsable de la sécurité a noté que le niveau de performance est satisfaisant en matière de sécurité. « Quand nous faisons le point de la criminalité au niveau national et même dans les grandes villes comme Ouagadougou, le taux est carrément inférieur à 1 %, donc, cela est réellement acceptable. De plus, quand on fait aussi une analyse rétrospective, on trouve que ce taux ne fait que s’améliorer au fil des années », a-t-il affirmé.
Au 30 septembre 2025, le ministère de la Sécurité présente un état d’avancement satisfaisant de son programme d’activités révisé.
Le taux d’exécution physique atteint 77,19 % et le taux d’exécution financière s’élève à 76,58 %.
Les deux indicateurs progressent de manière cohérente. Parmi les 15 activités programmées, 11 affichent des taux de réalisation entre 75 % et 84 %, tandis que quatre autres présentent des niveaux compris entre 65 % et 72 %.
Ces résultats traduisent une mise en œuvre globalement maîtrisée.
©️DCRP
L’ensemble des résultats au 30 septembre 2025 témoigne d’un progrès notable. Aussi, le ministère de la Sécurité poursuit ses efforts pour atteindre les objectifs fixés et renforcer l’efficacité de ses interventions.
Cette session est placée sous le signe de l’innovation, de la participation et de l’anticipation. Selon le ministre de la Sécurité, le Commissaire divisionnaire de police Mahamoudou Sana, l’innovation permet la participation en ligne et en temps réel de l’ensemble des services concernés.
« Elle illustre notre volonté de renforcer la participation des acteurs à tous les niveaux, de réduire les contraintes logistiques et budgétaires, d’uniformiser la prise de décision et d’ancrer durablement la culture du numérique dans les pratiques administratives », a-t-il dit.

Au cours de ce CASEM, les acteurs vont échanger sur plusieurs sujets afin d’inscrire le ministère dans une dynamique de performance renforcée au service de la Nation, des citoyens et des forces engagées au quotidien.



