Lutte contre la fraude : Le DG des douanes en visite nocturne surprise dans les unités du Centre Est

Le Directeur général des Douanes, Dr Yves Kafando, a effectué une visite terrain dans la région du Nakambé, les 19 et 20 novembre 2025, pour encourager et féliciter ses agents qui œuvrent au premier plan dans la lutte contre la fraude au Burkina Faso.
C’est à la Brigade mobile des Douanes de Garango que Dr Yves Kafando et sa délégation font une première halte. Le premier responsable des Douanes du Burkina a tenu à reconnaître le travail abattu par les agents au quotidien sur cet axe. « Votre présence ici dissipe un peu certaines ambitions (…) Bon courage… Bonne mission », a-t-il lancé avant de poursuivre.
Avec sa délégation, Dr Yves Kafando met ensuite le cap sur la direction régionale des Douanes du Nakambé (ex-Centre Est) à Tenkodogo. Sur les lieux, le Directeur général passe en revue la troupe et procède à des échanges avec le Directeur régional du Centre Est, Alidou Ouédraogo. Avant d’aller présenter ses civilités au Roi de Tenkodogo, Sa Majesté Naaba Guiguempolé.
Une fois à la Brigade mobile des Douanes de Tenkodogo, le Directeur général, Dr Yves Kafando a échangé avec les agents. L’objectif est selon lui de déceler les failles pour mieux protéger le « Pays des Hommes intègres » contre les produits de contrebande. « On va se parler franchement », a-t-il laissé entendre.

Pour mieux apprécier le travail des agents, une sortie nocturne est effectuée aux points de contrôle sur l’axe Tenkodogo-Bittou. Sur les lieux, camions citernes, véhicules de transport de marchandises et véhicules de transport en commun sont tous soumis à un contrôle rigoureux. À certains niveaux, les agents n’hésitent pas à décharger le contenu du véhicule et à vérifier la conformité des documents pour déceler toutes traces d’illégalités.
Ce processus de contrôle, le Directeur général des Douanes, l’a repris à certains points de contrôle torche en main. Minutieusement, il a inspecté le contenu de chaque véhicule et s’est assuré de la conformité des documents qui accompagnent le chargement des transporteurs. Face à tous ces efforts, il a appelé ses agents à plus de prudence et de vigilance.
L’administration douanière, un exemple de la RPP
« Vous êtes potentiellement des cibles, beaucoup plus exposées. Donc soyez vigilants. Je suis très content de ce que vous faites. C’est très appréciable. Il faut dire que vous êtes dans la pénombre, dans la nuit noire. Vous n’êtes pas seuls. On est de tout cœur avec vous », a-t-il rassuré.
Pour Dr Yves Kafando, au-delà des félicitations et des encouragements, c’est un appel qui est lancé aux agents à maintenir la dynamique enclenchée. Ensemble, il veut faire de l’administration douanière un exemple palpable de la Révolution Progressiste Populaire (RPP). Aux agents, il a rappelé que la machine de la lutte contre la fraude est passée à une vitesse supérieure. C’est donc sur les unités de surveillance postées sur le terrain que repose cette responsabilité de travailler dans la transparence pour un meilleur recouvrement des recettes dans les bureaux intérieurs, indique Dr Yves Kafando.
« Avec cette dynamique qui est engagée, le camarade Président, le Capitaine Ibrahim Traoré, a ouvert les portes de l’histoire du Burkina Faso, et la Douane entend rentrer par la grande porte. À l’heure du bilan, nous ne souhaiterons pas vraiment baisser la face. À l’heure du bilan, que nous puissions avoir des éléments palpables, des éléments appréciables à présenter, parce que les instructions nous ont été données dans ce sens », a-t-il fait comprendre.

Pour ce qui lui a été donné de voir sur le terrain, le Directeur général des Douanes, Dr Yves Kafando s’est dit satisfait. Les unités ont pu, par leur abnégation, réussir à réguler les pratiques frauduleuses. Cependant, il exhorte les différentes unités à poursuivre les actions déjà entreprises.
« Nous sommes satisfaits parce qu’ils nous amènent à constater de plus en plus une baisse dans des pratiques très peu recommandées. Nous constatons certains opérateurs qui ont tendance à abandonner la mauvaise pratique, qui ont tendance maintenant à s’orienter vers les offices, vers les services, pour obtenir les informations qui siedent avant le démarrage de leurs opérations », conclut-il.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



