Salvador Ngalle : « Nous allons faire du Burkina Faso la Mecque des panafricains »

À l’occasion de la conférence sur le panafricanisme et la dynamique de l’AES, tenue ce samedi 1er novembre 2025, le Dr Serge Noël Ouédraogo a animé un panel sur la conférence de Berlin. Il s’est agi pour lui de revenir sur les crimes économiques, avant de mettre un accent particulier sur ladite conférence et ses différentes répercussions.
Face aux Afro-descendants, à la diaspora et au public burkinabè mobilisé, le maître de conférences en histoire a expliqué que l’exploitation de l’Afrique a commencé par l’autorisation donnée aux colonisateurs d’exploiter les terres africaines, car « elles étaient vacantes ». À la suite de cette conquête, les colonisateurs ont procédé à une domination de l’Afrique sur les plans économique, politique, sécuritaire et culturel.
Sur le cas particulier du Burkina Faso, le panéliste a expliqué que l’accent avait été mis sur le capital humain afin d’accélérer le développement de certaines régions comme la Côte d’Ivoire ou le Sénégal. « Dans le contexte post-colonial, il y a eu des survivances de la colonisation. Voilà pourquoi on utilise le terme néocolonialisme. En réalité, les indépendances ont été plus nominales que réelles, et on a eu des dirigeants qui n’ont pas forcément été à la hauteur de la tâche et qui ont continué, de façon inconsciente, de servir l’ancien colonisateur plutôt que les intérêts nationaux », a-t-il souligné.
La conférence sur le panafricanisme et la dynamique de l’AES©️Faso7
Du côté des Afro-descendants, une appréciation a été faite sur ce genre de rencontres. L’un d’eux, Salvador Ngalle, a déclaré que la conférence est une réponse au néocolonialisme. Selon ses propos, elle « montre que nous sommes debout, nous sommes en train de déconstruire tous les mensonges que les pays occidentaux ont toujours véhiculés sur l’Afrique ».
Il a expliqué, par ailleurs, que l’idée selon laquelle l’Afrique est « un continent pauvre » est totalement fausse. Salvador Ngalle a notamment mentionné que le continent africain regorge d’énormes ressources. « Nous sommes riches. Nous ne sommes pas des mendiants. Il y a énormément de ressources en Afrique qui font de nous les êtres humains les plus riches sur la terre », a-t-il lancé, avant d’appeler à réorganiser les choses afin que les Africains profitent pleinement des richesses de leurs terres, car, dit-il, « nous ne sommes pas pauvres en Afrique, nous sommes appauvris ».
« Nous sommes au Burkina Faso, nous aimons beaucoup ce pays, nous aimons la volonté du chef de l’État. C’est un être qui est spécial. On a l’impression que c’est un envoyé de Dieu sur la terre. Il a une sagesse hors pair », a déclaré Salvador Ngalle.
À l’endroit des Afro-descendants et de la diaspora, il a lancé un appel à la mobilisation. Il a expliqué que ce sont les Africains qui doivent développer l’Afrique, car la nature a horreur du vide. Il a signifié que les conditions sont réunies pour un réel développement du continent. « Nous allons faire du Burkina Faso la Mecque des panafricains », a-t-il fait savoir.
Faso7

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