Insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 : Le président de l’ALT rend hommage aux martyrs

Ce 31 octobre 2025, à l’occasion du 11ᵉ anniversaire de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014, le Président de l’Assemblée Législative de Transition, le Dr Ousmane Bougouma, représentant du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, a rendu un hommage solennel aux victimes de ces journées, dont les noms sont gravés au monument des Martyrs, actuellement en cours de rénovation.
Lors d’une cérémonie, un dépôt de gerbes a été effectué par le Président de l’Assemblée Législative de Transition, selon le rituel coutumier au Monument des Martyrs. Cette commémoration a rassemblé une forte mobilisation, d’autorité étatiques et de représentants diplomatiques, d’acteurs de la veille citoyenne, de victimes et de proches de victimes.
Il est à noter que le Monument des Martyrs est actuellement en cours de rénovation pour lui offrir un nouveau visage, une initiative visant à magnifier davantage ce lieu de recueillement et de souvenir.
Le président de l’Association des parents des victimes de l’insurrection populaire, Kawoulabou Eka Victor, a également pris part à cette cérémonie. Il a exprimé la reconnaissance des familles envers cet hommage officiel.
« Je pense que tout le peuple burkinabè était dehors en 2014. Mais nous tous on n’a pas eu la chance de rentrer. Mais aujourd’hui on est content parce que nous sommes en révolution. C’est ce que le peuple avait cherché. Nous avons eu Ibrahim Traoré, qui aujourd’hui, est sur une bonne voie et nous sommes tous obligés de l’accompagner « , a-t-il déclaré.
Rappel historique de l’insurrection populaire
Les 30 et 31 octobre 2014, le Burkina Faso a vécu un sursaut populaire majeur. Cette insurrection, partiellement guidée par un profond ras-le-bol contre le régime en place, a abouti à la chute du président Blaise Compaoré, au pouvoir depuis près de 27 ans. Les manifestants, composés de citoyens de divers horizons, ont investi massivement les rues de Ouagadougou et de plusieurs villes du pays, exigeant des changements politiques radicaux.
Ces journées ont été marquées par des violences qui ont causé la mort de plusieurs dizaines de personnes, désormais reconnues comme martyrs de la démocratie burkinabè. Leur sacrifice est considéré comme un tournant décisif dans l’histoire politique du pays, ayant ouvert la voie à une transition démocratique.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



