Burkina Faso : Le Premier ministre inaugure la route Sakoinsé- Koudougou et des postes de péage modernes

Le Premier ministre, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo, a inauguré la section Sakoinsé-Koudougou réaménagée de la route nationale N°14, ce 18 octobre 2025 à Koudougou, dans la région du Nando. Il s’est ensuite rendu à Tintilou pour lancer officiellement les premiers postes de péage modernes du Burkina Faso, installés à Tintilou, Biudtenga et Kotédougou.

À l’issue de ces deux cérémonies, le Premier ministre a salué le travail de réhabilitation effectué sur le tronçon Sakoinsé-Koudougou, long de 42 kilomètres. Il a tenu à attirer l’attention des entreprises chargées d’exécuter des chantiers au service du peuple, afin qu’elles fassent preuve du plus grand sérieux dans la conduite des marchés.

Notons que la réhabilitation de ce tronçon a fait l’objet d’une reprise par l’entreprise en charge des travaux, SOROUBAT, à ses propres frais, suite à un premier travail jugé insatisfaisant par le Gouvernement en 2023. Le projet a coûté 8 643 356 858 FCFA, financés par le budget de l’État et la Banque Ouest-Africaine de Développement (BOAD).

« Un marché mal exécuté, il n’est pas question de réparation, il faut reprendre. Parce que, comme vous le savez, c’est le fruit du labeur du peuple. Ici, vous voyez la route, son financement est assuré par le budget de l’État et la Banque Ouest-Africaine de Développement. Mais la Banque Ouest-Africaine de Développement, ce sont des prêts. Quand on emprunte de l’argent pour réaliser des infrastructures stratégiques, eh bien, il faut mettre le plus grand sérieux dans la réalisation de ces infrastructures, parce que c’est de l’argent que le peuple burkinabè va rembourser », a déclaré le Premier ministre.

Concernant les postes de péage modernes, Rimtalba Jean-Emmanuel Ouédraogo a fait remarquer qu’ils permettent une meilleure fluidité de la circulation. « Ces trois péages permettent déjà de fluidifier la circulation. Ici, il y a jusqu’à 13 voies. Donc c’est déjà le premier objectif : une meilleure qualité du service aux citoyens et aux usagers, et ensuite une optimisation de la mobilisation des recettes. C’est un dispositif complètement numérisé qui permettra d’avoir une traçabilité en termes de nombre de passages et de ressources collectées, ce qui garantit une plus grande transparence et une meilleure maîtrise des recettes collectées par les péages », a-t-il laissé entendre.

Les trois postes de péage ont coûté 17 425 778 321 FCFA. Adama Luc Sorgho, ministre chargé des Infrastructures, a annoncé que d’autres postes de péage seront bientôt installés à Ziniaré, Tenkodogo, Bindé et Boromo, avant l’extension du programme à d’autres axes stratégiques. « C’est toute la carte routière du Burkina Faso qui est en train de renaître sous nos yeux », a-t-il déclaré.

Cette inauguration marque une étape majeure dans la modernisation des infrastructures routières du Burkina Faso. Elle allie qualité, sécurité et efficacité, au service du développement économique et du bien-être des populations.

Adama Luc Sorgho a rendu hommage à ses devanciers à la tête du ministère en charge des Infrastructures. Il a indiqué que c’est sous leur impulsion que l’idée de moderniser les postes de péage du Burkina Faso a été conçue.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7 

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