UACO 2025 : L’ISTIC réunit étudiants et professionnels de l’information et de la communication autour d’un forum sur les défis du secteur 

L’Institut des sciences et techniques de l’information et de la communication (ISTIC) a organisé, dans le cadre de la 14e édition des Universités Africaines de la Communication de Ouagadougou (UACO), un forum des écoles de formation en journalisme, communication et cinéma de la sous-région, ce jeudi 2 octobre 2025 à Ouagadougou.

Plusieurs écoles et instituts de formation en communication et journalisme et des professionnels du métier du Mali, du Niger et du Togo ont répondu présent au forum de l’ISTIC. 

Ils ont pris part à un panel animé par Dr Cyriaque Paré autour du thème : « Enjeux géopolitiques en Afrique et défis de la formation dans les métiers de l’information, de la communication et du cinéma ». Il ressort de sa communication que les enseignants dans les écoles de journalisme et de communication ne sont pas suffisamment outillés sur les nouvelles compétences numériques. Pour lui, sans des connaissances réelles des outils numériques, ces enseignants ne peuvent pas véritablement bien former les futurs professionnels du métier.

Pour pallier cette difficulté, il importe de mettre en place des programmes de formation des formateurs pour qu’ils puissent être en phase avec les réalités du terrain. C’est à ce prix qu’ils pourront former des étudiants compétents qui seront capables d’affronter les problèmes actuels de la société, selon Dr Cyriaque Paré.

L’autre défi auquel les écoles de formation font face est l’avènement de l’intelligence artificielle. Pour le panéliste, cette technologie est incontournable, même si elle présente des avantages et des inconvénients. Par ailleurs, il a fait noter qu’il faudrait cadrer son utilisation et contextualiser le contenu. À l’écouter, ces intelligences génératives sont conçues dans d’autres pays et elles ne prennent en compte que leur réalité. 

« Elles ont été entraînées sur des données qui ne prennent pas en compte le contexte local, ce qui fait que parfois, elles proposent des réponses qui ne sont pas contextualisées. Donc la nécessité est, à défaut de les entraîner, de les nourrir avec des données locales pour qu’elles puissent donner des réponses qui sont en phase avec nos réalités locales », a indiqué Dr Cyriaque Paré.

La table ronde des responsable des écoles et instituts de formation en journalisme et communication ©️Faso7

La notion d’intelligence artificielle a fait l’objet d’une session pratique au cours d’un Webinaire, animé par le panéliste Abasse Balima. Il a échangé sur la thématique « L’intelligence artificielle et la formation des futurs professionnels de l’Info-Com et du Cinéma ».

Selon Dr Alizèta Ouoba/Compaoré, directrice générale de l’ISTIC, ces panels ont su mettre en exergue les enjeux que doivent relever les écoles de formation pour mettre une ressource humaine qualifiée sur le marché de l’emploi. 

Les responsables des écoles et instituts de formation en journalisme et en communication se sont réunis autour d’une table ronde pour un partage d’expériences sur les questions de la prise en compte de l’intelligence artificielle dans les écoles et d’un projet de formation des formateurs sur l’intelligence artificielle. Ces échanges ont permis de faire un tour d’horizon de l’intégration de l’IA dans les écoles de journalisme et communication de la sous-région, selon Dr Alizèta Ouoba/Compaoré.

La signature de conventions de partenariat©️Faso7

« Et nous nous sommes rendu compte que cette intégration, elle est effective, mais souvent n’est pas formalisée. Donc nous avons pris vraiment un certain nombre de résolutions, à savoir pouvoir l’intégrer de façon officielle dans les différents modules qui nécessitent l’utilisation de l’intelligence artificielle dans la formation des journalistes, des communicants et aussi des techniciens dans le domaine de l’information et de la communication », a-t-elle expliqué.

La table ronde a abouti à la signature de conventions de partenariat entre l’ISTIC et l’ESJSC du Mali, l’ESSCOM du Niger. Les signataires se sont engagés à mettre en place une feuille de route pour perpétuer cette convention. Ils prévoient également un plan d’action pour concrétiser les points de cette convention.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

Articles similaires

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page