BAM’SS GRÂCE, l’arme au front et la musique pour essuyer les larmes

Au sein des Forces de Défense et Sécurité (FDS), ils sont nombreux, ces « braves combattants » à allier leur profession à l’art. Peintres, chanteurs, instrumentistes, slameurs et danseurs, la diversité est présente chez les Hommes en treillis. Et parmi eux, il y a Étienne Bamogo alias BAM’SS GRÂCE. Gendarme de profession et artiste chanteur, il s’est donné pour mission de donner la force à ses frères d’armes à travers sa voix et ses textes et d’essuyer les larmes des personnes affectées par la crise. Ce jeudi 29 aout 2024, il s’est confié à Faso7.
Devoir et passion. Ce sont deux aspects souvent difficiles à concilier. Pourtant, Étienne Bamogo alias BAM’SS GRÂCE comme bien d’autres artistes dans les rangs des FDS, a trouvé la formule pour la fusion. Depuis 2021, il évolue dans le milieu professionnel de la musique.
Sur son histoire et son entrée dans le monde artistique, le concerné est sans détour. Selon ses propos, il est issu d’une famille de musiciens et c’est dans ce cadre qu’il décide de perpétuer ce talent. Sous son air imposant et son apparence coriace, le pandore confie être une « personne drôle et très sociable ».
S’inspirant de grands noms de la musique burkinabè comme Floby, Smarty, Amzy ou encore d’autres, BAM’SS GRÂCE veut démontrer avec perfection, qu’allier la tenue militaire et l’art est une chose possible et part jusqu’à trouver la qualification « passionnante » pour la décrire.
Mais comment écrire, chanter et faire des prestations quand le devoir de défendre la patrie est présent ? Sur cette question, la réponse est sans équivoque. « C’est la profession qui prime. Nous sommes des soldats avant tout et c’est avec l’accord de la hiérarchie qu’on est artiste », dit-il.
De ces propos, il est compréhensible que pour le gendarme, rien ne peut influencer son engagement pour le « Pays des Hommes intègres ». Et comme preuve de son dévouement pour le pays, BAM’SS GRÂCE nous confie être sur la touche pour cause d’une blessure au front.
Effectuer des missions de reconquête du territoire et chanter, une double tâche qui peut être qualifiée d’épuisante. Mais cela n’est pas le cas de l’artiste. Il révèle que c’est d’ailleurs lors des missions que l’inspiration pour écrire naît. Cette inspiration va même conduire à l’écriture de son titre « plus fort que la peur ».
« C’est un titre écrit pour donner la force à tous ces hommes et femmes qui se battent nuit et jour pour le retour de la paix au Burkina Faso. Il est né d’une situation vraiment difficile et c’est ma manière de dire que malgré l’adversité, nous sommes des braves et nous aurons la victoire », lance-t-il.
Sur sa carrière musicale, bien qu’ayant débuté l’écriture de ses textes en 2017, c’est en 2021 qu’il entre dans le milieu professionnel de la musique. À la suite de cela, c’est un album sorti en 2023, un concert dans la même année et des singles sortis. Un bilan loin de satisfaire notre invité.
« Il y a un album qui arrive et nous allons encore produire un travail impeccable pour les amoureux de la musique, pour les Burkinabè. Je veux être un soldat exemplaire pour mes frères d’armes, pour ma nation et un artiste qui va marquer le pays », martèle-t-il sur ses rêves.
BAM’SS GRÂCE Face au micro7
Reconnaissant envers sa hiérarchie pour la possibilité offerte de manier le micro et l’arme, BAM’SS GRÂCE tient à rassurer de son « engagement toujours intact » pour défendre le Burkina Faso. « Je suis un combattant et les évènements se vivent. Ça ne se raconte pas », souligne-t-il.
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Basile SAMA
Faso7



