Burkina Faso: Search for Common Ground organise un forum de haut niveau sur la désinformation

L’organisation Search for Common Ground, à travers son projet Laafi-Kibaru, a organisé ce mardi 30 septembre 2025, le forum d’apprentissage réflexif de haut niveau sur la désinformation numérique au Sahel. Ce forum est placé sous le thème : « Résilience informationnelle et initiatives locales, nationales et régionales de lutte contre la désinformation au Sahel ».

En vue de poser les bases d’un cadre régional structuré et de coopération sur la gouvernance informationnelle, un forum de haut niveau est organisé par Search for Common Ground à travers son projet Laafi-Kibaru.

Ce forum sera marqué par deux panels. Le premier panel porte sur les « Défis et perspectives pour la pérennité des initiatives citoyennes de lutte contre la désinformation (financement, reconnaissance institutionnelle, mise en réseau) ». Le deuxième porte sur « Quels mécanismes d’autorégulation inspirés des valeurs locales et citoyennes peuvent compléter l’action des régulateurs officiels ? ».

Selon le directeur pays de Search for Common Ground, M’Bara Adiawiakoye, ces discussions visent à déboucher sur des résultats concrets. « Une cartographie régionale des initiatives de lutte contre la désinformation, un cadre d’action commun sous forme de feuille de route et de déclaration partagée, et la mise en place d’un réseau multi acteurs pour un suivi pérenne et inclusif », a-t-il déclaré.

Selon le directeur pays de Search for Common Ground, M’Bara Adiawiakoye, ces discussions visent à déboucher sur des résultats concrets.

Ces acteurs vont également valider l’Appel de Ouagadougou. C’est « une déclaration forte qui marquera l’engagement collectif des participants à institutionnaliser la lutte contre la désinformation avec une attention particulière à la jeunesse, au genre et à la prévention des conflits », a-t-il expliqué.

Ce forum est organisé en partenariat avec le Canada. La Cheffe de Coopération de l’Ambassade du Canada au Burkina Faso, Pamela Nibishaka, a noté que l’accès à une information fiable est un pilier essentiel de la stabilisation et de la paix. « Les résultats obtenus ces dernières années sont remarquables. De nombreux jeunes et femmes ont été formés. Des initiatives locales ont été soutenues et des centres de cybervigilance sont désormais opérationnels », a-t-elle dit en ajoutant que ce projet a démontré qu’une approche inclusive et participative est la clé d’une lutte efficace contre la désinformation.

La Cheffe de Coopération de l’Ambassade du Canada au Burkina Faso, Pamela Nibishaka, a noté que l’accès à une information fiable est un pilier essentiel de la stabilisation et de la paix.

Ce forum, qui intervient après dix forums locaux et deux forums nationaux, s’inscrit dans une logique de convergence. Il marque l’ouverture d’une nouvelle étape qui est la concertation interpays et la mise en place d’un mécanisme commun pour mieux anticiper, prévenir et répondre aux menaces numériques.

De l’avis du représentant du ministre de la Communication, Guingané Jean Noël, le thème de ce forum reflète un enjeu central de cette époque et les défis auxquels fait face le Burkina Faso. « La désinformation, en particulier à l’ère numérique, fragilise nos sociétés, alimente les tensions et compromet la cohésion nationale et régionale. Elle agit comme une arme invisible, véritablement restrictive », a-t-il dit.

« La désinformation, en particulier à l’ère numérique, fragilise nos sociétés », représentant du ministre de la Communication Guingané Jean Noël

Il a ajouté que le ministère de la Communication encourage cette initiative qui vise à promouvoir des valeurs de vérité, d’équilibre et de paix sociale.

De son côté, le représentant du ministre de la Transition Digitale, Idriss Tinto, a déclaré que le thème choisi est d’une importance capitale. « Dans un contexte national, régional et même mondial, marqué par des défis sécuritaires, économiques et sociaux, la désinformation vient fragiliser davantage nos sociétés, semer la méfiance et compromettre la cohésion sociale », a-t-il noté en invitant les participants à formuler des recommandations ambitieuses mais réalistes.

Idriss Tinto, a déclaré que le thème choisi est d’une importance capitale.

Lancé en 2023, le projet Laafi-Kibaru intervient au Mali, au Burkina et au Niger. Il a pour objectif d’améliorer la cohésion sociale en renforçant l’accès à une information crédible et en développant des réponses inclusives à la désinformation. À ce jour, le projet présente plusieurs résultats au Burkina. Il s’agit de sept salles de cybergadiennages avec 150 cybergardiens, de véritables ambassadeurs du digital, l’accompagnement de cinq initiatives locales et le pilotage de campagnes médiatiques de grande envergure

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