Cohésion sociale au Burkina Faso : Le projet « PENSE LIBRE » officiellement lancé

Le conseiller technique du ministre chargé de la Justice, Bienvenu Bado, a présidé au nom du ministre, le lancement officiel du projet « PENSE LIBRE », ce mardi 16 septembre 2025, à Ouagadougou. Porté par l’ONG ACRA avec l’appui financier de l’Union européenne, ce projet vise à renforcer la cohésion sociale, le dialogue pacifique et à renforcer les capacités des organisations de la société civile.

Le projet « PENSE LIBRE » est un projet régional mis en œuvre au Burkina Faso, au Sénégal et au Tchad par la fondation ACRA en collaboration avec l’UNIMIB (Université de Milan Bicocca), le CRASH et l’Institut des Sciences Endogènes d’Afrique (ISTEA). Il s’étend sur une durée de 40 mois.

L’objectif de ce projet, selon le program manager régional, Flavio Boffi, est de contribuer à la promotion des droits humains, de la tolérance intellectuelle et interreligieuse. Il œuvre également pour la cohésion sociale, en renforçant les capacités de la société civile au Sahel.

« Le projet répond à un besoin pressant dans la région. La montée des tensions à caractère religieux, culturel et social, qui fragilisent le vivre-ensemble et menacent la stabilité de nos communautés », a expliqué Flavio Boffi.

Pour la Coordonnatrice de la Fondation ACRA au Burkina Faso, Rosa Elsa, « PENSE LIBRE » prend en compte essentiellement trois volets. Il s’agit du volet de la recherche qui sera mis en œuvre au Burkina Faso par ISTEA, du volet de renforcement des capacités des organisations de la société civile au Burkina Faso. À cela s’ajoute le volet de capitalisation au niveau régional à travers des ateliers régionaux.

1,4 milliard F CFA de financement de l’Union européenne

L’Union européenne, partenaire financier de l’ONG ACRA, soutient le projet à hauteur de 1,4 milliard de francs CFA. De l’avis du chef de coopération de l’Union européenne au Burkina, Marc Duponcel, le projet est important parce qu’il est doté d’une approche fondée sur la recherche et la promotion du savoir-faire des acteurs burkinabè. Il a aussi salué la démarche participative et inclusive du projet.

« Ce qui nous a semblé important à soutenir dans l’intervention proposée par ACRA est l’approche fondée sur la recherche : travail avec un institut de recherche burkinabè, l’Institut des Sciences et Techniques Endogènes Africaines (ISTEA), en partenariat avec une université européenne, l’Université Bicocca de Milan », a confié Duponcel.

Le conseiller technique du ministre chargé de la Justice, Bienvenu Bado, représentant le ministre chargé de la Justice, s’est réjoui de l’arrivée du projet « PENSE LIBRE » au Burkina. Selon lui, la paix ne peut être décrétée, mais elle se construit à travers l’engagement collectif. Il a saisi l’occasion pour remercier le porteur et le bailleur du projet pacifique.

En rappel, l’ONG ACRA est une organisation italienne d’une cinquantaine d’années d’expérience, qui a fait ses premiers pas au Burkina Faso en 2008 dans divers domaines d’interventions tels que l’environnement, les énergies renouvelables, la promotion de l’agroécologie, l’éducation et le WASH.

Somé Sansan (Stagiaire)

Faso7

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