Soutien aux victimes de guerre : Plus de 300 apprenants reçoivent leurs diplômes de fin de formation

L’Association de Soutien aux Veuves, Orphelins et Victimes de Guerre (ASVOVIG) a organisé, ce jeudi 14 août 2025 à Ouagadougou, la cérémonie de fin de formation de 385 apprenants. Cet événement couronne quatre mois de formation intensive dans sept corps de métiers.
Démarrée en décembre 2024 et achevée en avril 2025, cette troisième promotion de veuves, orphelins et victimes de guerre (VOVIG) a été répartie en deux groupes. Parmi les bénéficiaires, 193 femmes veuves, orphelines, épouses de blessés ou de portés disparus ont été formées dans différents domaines. 47 en coupe-couture, 38 en coiffure et esthétique, 64 en cuisine et pâtisserie et 44 en saponification et cosmétique.

Quant aux blessés en opération, 192 membres des forces armées ont reçu des formations. Il s’agit de 44 en mécanique deux-roues, 66 en aviculture et 82 en bureautique. Selon le directeur général de l’ASVOVIG, le Colonel Sidi Mohamed Lamine Ouédraogo, ces quatre mois de travail, de discipline et de persévérance se sont déroulés dans divers centres de formation à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso. « Les apprenants ont franchi un cap essentiel vers l’autonomisation et la réorientation professionnelle », a-t-il déclaré, précisant qu’un dispositif de suivi post-formation est prévu pour faciliter leur installation.
Pour le ministre de la Sécurité, le commissaire divisionnaire de police, Mahamadou Sana, ces formations vont au-delà de simples apprentissages techniques. « Elles sont des outils d’émancipation économique, de dignité et de résilience », a-t-il affirmé, exhortant les bénéficiaires à faire fructifier leurs acquis. Il a également souligné que cette initiative envoie un message fort. Selon lui, aucune veuve, aucun orphelin, aucun blessé en opération ne doit être abandonné à la précarité.

Au nom des bénéficiaires, Yasmine Dao a exprimé sa gratitude au président du Faso et aux partenaires. « Pour certains, c’était l’acquisition de nouvelles connaissances, pour d’autres un perfectionnement. Ces formations vont nous permettre de nous réorienter, de créer nos propres emplois, de générer des revenus et de subvenir à nos besoins et à ceux de nos enfants », a-t-elle déclaré, soulignant que cette expérience a aussi restauré leur dignité.
En rappel, le programme de formation professionnelle de l’ASVOVIG, soutenu par le Fonds d’Appui à la Formation Professionnelle et à l’Apprentissage (FAFPA), vise à renforcer l’autonomie économique des femmes, à favoriser la réinsertion productive des blessés et à restaurer la dignité des familles touchées par le contexte sécuritaire.
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