Lutte contre la désinformation et les discours haineux : Des journalistes et influenceurs à l’école de la CODEL

Face à la crise multidimensionnelle que traverse le Burkina Faso, il est important de mobiliser toutes les forces pour mener la lutte. Un maillon important de ce combat est la question de l’information. Selon Me Alidou Ouédraogo, président de la Convention des Organisations de la société civile pour l’Observation Domestique des Élections (CODEL), il est important d’œuvrer à rendre les informations vraies et accessibles à tous. C’est dans ce sens que la CODEL a initié une session de formation sur le fact-checking et la lutte contre les messages de haine au Burkina Faso, ce jeudi 7 août 2025 à Ouagadougou.

« Bâtir une société plus juste, mieux informée et plus apaisée », tel est l’engagement commun qu’entend prendre la Convention des Organisations de la société civile pour l’Observation Domestique des Élections (CODEL) avec les professionnels des médias et les influenceurs. Elle entre dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Burkina résilient contre la désinformation et le discours haineux ».

Selon Me Alidou Ouédraogo, la cohésion sociale et la stabilité du Burkina Faso sont sous la menace de la prolifération de la désinformation et du discours de haine. Il est donc urgent de trouver une solution afin de stopper ces fléaux « très souvent amplifiés par les réseaux sociaux ». « Ces phénomènes peuvent semer la méfiance, exacerber les tensions communautaires et compromettre nos efforts collectifs pour le développement », a laissé entendre le président de la CODEL.

Les journalistes professionnels et influenceurs sont « des acteurs au cœur de la bataille » selon Me Alidou Ouédraogo

Il a ainsi déclaré que c’est dans ce cadre que la CODEL apporte sa contribution à travers ledit projet. Aussi, il a rappelé qu’il « est plus que jamais essentiel » de se préparer afin d’identifier, analyser et contrer les menaces. À terme, la CODEL entend susciter une maîtrise des outils et techniques et développer un esprit critique. Et ce, dans le but « de protéger les communautés de ces dérives ».

Le président de la CODEL a également indiqué que la tâche est commune. Pour lui, en tant que journalistes professionnels et influenceurs, ils sont « des acteurs au cœur de la bataille » car, dit-il, ils « jouent un rôle fondamental dans la diffusion d’informations fiables et la promotion d’un discours constructif ». Il a martelé que ce sont des acteurs qui ont un impact considérable.

Appelant les participants à jouer pleinement leur rôle, il a indiqué que des thématiques telles que les mécanismes de la désinformation, les techniques de vérification des faits, les cadres juridiques, l’expérience de la Brigade centrale de lutte contre la cybercriminalité, ou encore les stratégies pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel seront abordées. « Ensemble, pour un Burkina plus fort », a lancé Me Alidou Ouédraogo.

Faso7

Articles similaires

4 commentaires

  1. C’est vraiment une initiative importante et nécessaire dans le contexte actuel. La désinformation et les discours haineux fragilisent la cohésion sociale et nourrissent les tensions. Former journalistes et influenceurs à mieux vérifier les faits et à promouvoir un discours responsable est une étape clé pour un Burkina plus apaisé. Bravo à la CODEL pour cet engagement concret au service de l’information fiable et de la paix.

  2. Le passage sur la session de formation sur le fact-checking et la lutte contre les messages de haine est très concret. Pour des journalistes et influenceurs, disposer de transcriptions fiables d’interviews, de conférences ou de vidéos peut aider à vérifier les propos, conserver des citations exactes et repérer plus vite les contenus sortis de leur contexte.

  3. Conclusion : la vérification doit rester active, même pour une information qui semble anodine. L’article rappelle que la CODEL veut donner aux journalistes et influenceurs les moyens d’identifier, d’analyser et de contrer les menaces. Si je partageais une solution Pips Hint pour une énigme NYT Pips, je vérifierais d’abord la source et la date : l’outil aide à avancer, mais ne remplace pas l’esprit critique demandé par cette formation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Bouton retour en haut de la page