Cadre Sectoriel de Dialogue « Environnement, Eau et Assainissement » : le Ministère chargé de l’Environnement dresse un bilan satisfaisant à mi-parcours

Le Ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Assainissement (MEEA), a organisé, ce 4 août 2025 à Ouagadougou, la revue à mi-parcours 2025 de la politique nationale de développement du Cadre Sectoriel de Dialogue « Environnement, Eau et Assainissement » (CSD-EEA).
Le présent CSD-EEA va examiner et adopter le rapport sectoriel de performance pour les six premiers mois de l’année 2025 et aussi celui du Plan d’Actions pour la Stabilisation et le Développement du secteur « Environnement, Eau et Assainissement » (PASD-EEA) 2025-2027 révisé. Principalement, il vise à évaluer objectivement les avancées et à identifier les écarts et réorienter les actions du ministère chargé de l’Environnement.
Roger Baro, ministre chargé de l’Environnement, a exprimé sa satisfaction concernant les progrès enregistrés. Au nombre de ces acquis, il a fait noter entre autres, la réalisation de 325 forages et la réhabilitation de 106 d’entre eux. Ces actions ont permis de renforcer l’accès à l’eau potable dans les zones rurales enclavées. Il y a également une desserte ciblée de plusieurs localités vulnérables qui s’est faite grâce à la réalisation de 118 Points d’Eau Autonomes (PEA) et 45 mini-Adductions d’eau potable (AEP). Aussi, ce sont 8 000 latrines familiales et 390 latrines communautaires et institutionnelles qui ont été réalisées au cours des six derniers mois.
« Ces acquis, sont le fruit d’un engagement constant des acteurs du secteur et d’une volonté commune d’améliorer les conditions de vie des populations et de jeter les bases d’un développement plus juste, plus durable et plus résilient », a-t-il fait savoir.
Les partenaires techniques et financiers ont exprimé leur satisfaction face aux avancées de la revue à mi-parcours du PASD-EEA. À ce jour, 42,75 % du coût global du plan, soit environ 153 milliards F CFA, ont été mobilisés, ce qui témoigne de l’engagement des partenaires et de l’État burkinabè. Cependant, selon Moustapha Harouna, représentant adjoint par intérim de l’UNICEF, un gap important de 57,25 %, équivalant à 205 milliards F CFA, reste à mobiliser pour atteindre pleinement les objectifs.
« Malgré ces avancées, il convient cependant de rappeler que l’environnement global de mobilisation des financements reste particulièrement contraint en cette période. D’autre part, il est impératif d’utiliser de la manière la plus efficiente et optimale possible les ressources déjà mobilisées, pour générer des résultats encore plus grands et concrets au bénéfice des populations », a-t-il indiqué.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



