Montée des couleurs : Le Garde des Sceaux rend hommage aux FDS et appelle à un sursaut citoyen

En ce premier lundi du mois de juillet 2025, les agents du ministère en charge de la Justice ont procédé à la traditionnelle cérémonie de montée des couleurs nationales, ce lundi 7 juillet 2025 à la Direction générale de l’administration pénitentiaire. Le ministre Edasso Rodrigue Bayala a saisi l’occasion pour rappeler la portée symbolique de ce rituel en pleine période de crise sécuritaire.
Face à ses collaborateurs, le ministre chargé de la Justice a salué l’assiduité et l’engagement patriotique du personnel. Il a souligné que ce geste collectif d’hommage au drapeau national témoigne de la résilience du peuple burkinabè : « Même si le navire tangue, il reste encore à flots et nous sommes déterminés à l’y maintenir jusqu’à sa destination », a-t-il déclaré.
Le ministre a insisté sur la force du symbole. Hisser le drapeau, selon lui, c’est réaffirmer l’unité, la souveraineté et la détermination du Burkina Faso à surmonter les épreuves. « Qu’il nous souvienne que le rouge, le vert, et l’étoile jaune ne sont pas que des couleurs. Ils constituent le souffle de notre histoire commune, le serment de notre engagement et de notre résilience, et la promesse d’une lutte déterminée pour un devenir commun radieux », a-t-il déclaré.
Dans le contexte actuel, marqué par l’insécurité, il a appelé à un sursaut citoyen et à la solidarité, rendant hommage aux forces de défense et de sécurité ainsi qu’aux Volontaires pour la Défense de la Patrie (VDP), « qui se sacrifient quotidiennement pour défendre l’intégrité du territoire et protéger la vie des concitoyens ». Il a salué la mémoire de ceux tombés pour la patrie et encouragé la persévérance de ceux qui poursuivent le combat.
Edasso Rodrigue Bayala a également fait le point sur la réforme judiciaire en cours, engagée sous l’impulsion du Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré. Il a souligné l’adoption récente de la nouvelle loi portant organisation judiciaire et du Code de Procédure Pénale, une réforme majeure qui vise à renforcer l’efficacité contre le crime et le terrorisme, à garantir les droits fondamentaux et à adapter la justice aux réalités nationales. « C’est ainsi que nous bâtissons la confiance entre le peuple et ses institutions, pilier indispensable de la cohésion nationale et de la lutte contre l’extrémisme violent », a-t-il affirmé.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



