Journée des traditions et des coutumes : le cadre deux heures pour Kamita invite la jeunesse a pérenniser les actions

Dans le cadre des activités marquant sa 12e année d’existence, le cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita a commémoré, ce 15 mai 2025, la journée des traditions et des coutumes autour d’une cérémonie publique. Pour cette deuxième année dédiée aux coutumes, le cadre a mis l’accent sur la valorisation de la médecine traditionnelle tout en invitant la jeunesse à être les héritiers des valeurs traditionnelles.
Les acteurs du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita sont convaincus qu’il est nécessaire de faire la promotion des traditions auprès de la jeunesse. Selon le coordonnateur du cadre, Serge Bayala, il n’y aura pas d’avenir si cette jeunesse n’adhère pas à la pérennisation des valeurs ancestrales. Il a aussi indiqué que la culture, celle des Africains, est diversement riche. Cependant, la jeunesse doit savoir composer et défendre cette diversité culturelle.
Pour étayer ses propos, Serge Bayala a cité la guérisseuse, Adja de Komsilga qui s’évertue à la pérennisation de la tradition par ses connaissances des plantes. À l’écouter, à travers ces connaissances, la guérisseuse contribue à soigner des milliers de malades. Compte tenu de ces aspects, les Africains devraient être fiers d’avoir recours à ce type de soins.
« Pour nous, c’est aussi cet objectif, à travers la Journée des coutumes, de valoriser certains points des savoirs. Et aujourd’hui, ce sont les savoirs d’ordres médicaux que nous avons essayé de valoriser pour dire que, non, quelqu’un qui se soigne avec des plantes, ce n’est pas un sauvage. C’est une option parmi les milliers d’options de guérison qui existent », a-t-il ajouté.

En ce qui concerne sa présence parmi les jeunes, notamment, les étudiants de l’université de Ouagadougou, Adja de Komsilga a fait savoir que c’est pour leur inculquer davantage ses connaissances traditionnelles. Elle veut par ses actions contribuer à ce que les jeunes renouent avec les traditions, notamment la médecine par les plantes. Pour elle, l’importance de pérenniser la culture n’est plus à démontrer. En plus d’être la carte d’identité de tout un chacun, elle permet de s’inspirer des savoirs faire d’antan pour construire la vie future, d’où sa présence à l’invitation du cadre deux heures pour nous, deux heures pour Kamita.
« Je crois que ma première fois de venir ici, les étudiants étaient étonnés de savoir pourquoi on invite une guérisseuse à l’université. Mais si je prends la décision et l’engagement aujourd’hui de les accompagner jusqu’à mon dernier jour, (…) grâce à lui ( Serge Bayala, NDLR) et grâce aux jeunes Burkinabè aujourd’hui les gens me connaissent l’importance de notre travail », s’est-elle exclamée.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



