Burkina Faso : Les résultats de l’Enquête Nationale sur l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement (ENEHA) dévoilés

La direction générale des études et des statistiques sectorielles du ministère de l’Environnement, de l’eau et de l’assainissement a tenu, ce 17 avril 2025 à Ouagadougou, un atelier de validation des résultats du rapport provisoire de l’Enquête Nationale sur l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement (ENEHA). Elle se tient dans le cadre de l’opérationnalisation du dispositif intégré de Suivi-Évaluation (DISE).
L’Enquête Nationale sur l’Eau, l’Hygiène et l’Assainissement (ENEHA) a concerné la période du 25 avril au 31 d’août 2024. Il avait pour objectif d’établir la situation de référence des indicateurs clés au niveau de l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène.
Selon les résultats de l’enquête ENEHA, au Burkina Faso, 11, 57 % de la population ont un accès géré en toute sécurité à l’eau potable. Cela veut dire que ces populations disposent d’un point d’eau à domicile et cette eau ne contient pas de bactéries. Par ailleurs, 24, 40 % de la population ont un accès élémentaire en eau potable et 52,8 % d’entre eux ont accès limité, selon l’enquête.
En ce qui concerne l’accès aux services d’assainissement, Boubacar Ilboudo, Directeur général des études et des statistiques sectorielles, a indiqué que 22, 26 % de la population possède, au sein de leur domicile, un dispositif de gestion de leur assainissement.
L’étude a également révélé que 22,63 % des Burkinabè pratiquent la défécation à l’air libre, à l’opposé des données de 2010 qui indiquaient un pourcentage de 62, 8 %. Au niveau du volet accès à l’hygiène, l’ENEHA a démontré que 64, 25 % de la population dispose d’installations sanitaires et 22, 06 % d’entre elles ont un accès élémentaire à l’hygiène.
De façon globale, il a fait savoir qu’au plan national, le taux d’accès à l’eau potable se situe autour de 80 %. Les acteurs disent être satisfaits des différents résultats obtenus à l’issue de cette enquête. Ils seront soumis auprès des autorités compétentes afin qu’elles améliorent les choix en matière d’investissement.

« Le but de l’enquête était de disposer de données fiables pour le sous-secteur eau et assainissement à travers le renseignement d’un certain nombre d’indicateurs qui sont au nombre de 12. C’était de mettre à la disposition des autorités des données pour leur permettre de prendre des décisions conséquentes (…) puisque les résultats montrent qu’il y a une disparité entre les différentes régions en termes d’accès à l’eau potable, en termes d’accès à l’assainissement et en termes d’accès aussi à l’hygiène », a précisé Boubacar Ilboudo.
Le secrétaire général du ministère chargé de l’Environnement, Dr Bouraima Kouanda, a rappelé que l’enquête s’est déroulée dans le cadre de l’opérationnalisation du dispositif intégré de Suivi-Évaluation (DISE) du sous-secteur eau et assainissement. Elle a été réalisée par la direction générale des études et des statistiques sectorielles du ministère avec l’appui technique et financier de DANIDA, lUNICEF, GGGI et lINSD.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



