Intégration économique : Réunion de travail des ministres chargés du Commerce de l’AES à Ouagadougou

Les ministres chargés de l’Industrie et du commerce de la Confédération des États du Sahel se sont réunis, ce 10 avril 2025 à Ouagadougou, pour trouver des modalités concrètes de mise en œuvre des recommandations issues de leur première réunion à Bamako au Mali. L’ouverture des travaux est intervenue en présence du Premier ministre, Jean-Emmanuel Ouédraogo.
Dans son allocution, Serge Poda, ministre chargé du Commerce du Burkina Faso, a expliqué que cette deuxième rencontre s’inscrit dans le cadre de l’opérationnalisation des engagements pris par les Chefs d’État de l’AES en juillet 2024 au Niger. Ils y ont stipulé qu’il est du ressort des ministres chargés du Commerce d’harmoniser les politiques d’intégration économique et commerciale au sein de l’AES. Serge Poda a également ajouté que les chefs d’État ont souhaité qu’ils travaillent à ce que le processus de développement soit perceptible.
Le ministre chargé du Commerce burkinabè a poursuivi en ajoutant que ce développement économique passe par la concertation entre les secteurs publics et privés. De ses dires, il appartient au secteur privé de mettre en œuvre des politiques adaptées au contexte des pays de l’AES. À la suite de Serge Poda, Seydou Asma, ministre chargé du Commerce du Niger, a renchéri en disant qu’aucun État ne s’est développé sans un secteur privé « dynamique ». Pour lui, il est indéniable qu’il contribue à la création d’emplois et de richesse.
Ayant compris cet état de fait, les chefs d’État de la Confédération du Sahel ont entrepris la construction d’unités industrielles, et ce, dans tous les secteurs d’activité. De ce fait, il a invité les acteurs du secteur privé à faire preuve de « patriotisme » pour entamer le développement endogène prôné au sein de l’AES.
« La coordination de nos actions est donc plus qu’indispensable pour optimiser nos ressources et mieux répondre aux besoins de nos populations », a fait savoir Serge Poda.
Le président de la Commission nationale de la Confédération des États du Sahel (CNCES), Bassolma Bazié, a fait savoir que le Capitaine Ibrahim Traoré compte porter haut les décisions qui seront prises à l’issue des échanges de Ouagadougou. Selon ses dires, les bases des décisions qui seront prises permettront à l’AES d’atteindre « un niveau de réalité inédit ». À écouter le président de la CNCES qui a cité le Chef de l’Etat, l’AES est dans un processus de révolution tant au niveau des institutions qu’au niveau idéologique. Au niveau économique, il n’a pas occulté l’importance de renforcer le partenariat entre le secteur public et privé.
« Le secteur privé, comme on a coutume de le dire, aux côtés du secteur public, constitue le moteur de la croissance économique, principale source d’emplois et un levier essentiel pour l’industrialisation et l’intégration économique régionale. Face aux défis multiples que nous rencontrons (…) nous devons adopter des approches audacieuses et concertées. Notre alliance, en favorisant la synergie entre les États et le secteur privé, se veut un catalyseur d’opportunité et d’innovation », a-t-il indiqué.
Le Premier ministre, Jean-Emmanuel Ouédraogo a pour sa part invité les acteurs à mener des échanges constructifs et porteurs d’espoir. En matière d’amélioration de la vie quotidienne, il a indiqué que les populations fondent leurs espoirs sur eux. Ces peuples aspirent à un secteur privé dynamique, à une industrie florissante et par-dessous tout, à un commerce prospère.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



