Cadre sectoriel de dialogue « Justice et droits humains » (CSD-JDH) : Un taux d’exécution physique de 88 % réalisé en 2024

Le ministre de la Justice et des droits humains, garde des Sceaux, Edasso Rodrigue Bayala, a procédé à l’ouverture des travaux de la revue annuelle 2025 du cadre sectoriel de dialogue « Justice et droits humains » (CSD-JDH), ce 11 mars 2025. Il s’agit principalement de faire le point des actions qui ont été réalisées et de mettre à nu les défis afin de répondre aux attentes de la population.
Au niveau des actions réalisées dans le cadre sectoriel de dialogue « Justice et droits humains » (CSD-JDH), la réduction de la distance pour avoir accès à la justice est le premier point à retenir. Selon le ministre Edasso Rodrigue Bayala, cette distance est passée de 66 kilomètres en 2022 à 60 kilomètres en 2024. La réduction de cette distance est due à la réouverture de quatre tribunaux de grande instance qui se situaient dans des zones à fort défi sécuritaire. Il s’agit des TGI de Tougan, de Bogandé, de Dori et de Koungoussi.
En termes de digitalisation, le CSD-JDH compte à son actif le E-casier judiciaire et la demande de certificat de nationalité en ligne. À écouter le ministre chargé des Droits humains, tout ce dispositif a été mis en place pour optimiser les coûts et le temps d’attente des justiciables. Le bilan a aussi fait ressortir le jugement de 107 dossiers en lien avec 169 présumés terroristes ainsi que le jugement de 132 dossiers de crimes économiques et financiers. Il y a également la formation de 1 527 FDS, de 1 255 chefs de groupe de VDP et de 15 000 VDP en droits humains et en droit international humanitaire.
« Il reste beaucoup à faire. Tant que les populations auront des attentes et tant que nous serons sur nos deux pieds au niveau du gouvernement, nous allons faire de notre mieux avec l’ensemble de nos collaborateurs (…) qui font partie de ce cadre qui a un taux d’exécution physique de 88 % qui est en nette progression à l’année dernière qui était de 84 % et un taux d’exécution financière également de 89 % », a-t-il fait savoir.
Cependant, il a fait noter que beaucoup de difficultés demeurent et nécessite d’être prises en compte. À ce propos, le chef de file des partenaires techniques et financiers, Eloi Kouadio IV, à souligner l’amélioration de l’accès aux soins pour les détenus et l’amélioration des infrastructures pénitentiaires selon les normes internationales et respectueux des droits humains. Il a aussi invité le gouvernement à mettre en place un programme de déradicalisation pour les prisonniers ; quelque chose qui permettra de favoriser la réinsertion sociale et la prévention de l’extrémisme violent. Il a aussi salué l’opération cassier vide du ministère chargé de la Justice qui a consisté à traiter 2 000 dossiers en un mois.
« Vous convenez avec nous que cette question est cruciale pour le bon fonctionnement du système judiciaire. Ces progrès illustrent une dynamique positive qui mérite d’être poursuivie et renforcée », a souligné Eloi Kouadio IV.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



