72 heures de l’Urbaniste : une Confédération des Ordres des urbanistes de l’AES en phase de création

Les rideaux se sont refermés sur la première édition des 72 heures de l’Urbaniste, ce 21 février 2025 à Ouagadougou. Au cours du symposium qui a réuni les acteurs du secteur de l’urbanisme, plusieurs recommandations ont été formulées à l’issue des échanges sur le thème principal, « Développement urbain durable en Afrique : Rôle de l’urbaniste en temps de crise ».

L’une des recommandations issues des travaux du symposium est celle du renforcement de la coopération sous-régionale en matière d’urbanisme, notamment dans les pays de l’AES. Pour matérialiser ce renforcement, les acteurs ont mis en place un manifeste, celui de Ouagadougou. L’idée est de créer la Confédération des Ordres des urbanistes de l’AES, a expliqué Léandre Guigma, architecte urbaniste et président du comité scientifique des 72 heures de l’Urbaniste.

À l’endroit des gouvernants, les recommandations formulées sont entre autres la recherche de sources de financement pérennes afin de soutenir le développement urbain. Sur le plan technique, Léandre Guigma a cité la recherche de solution aux problèmes des quartiers précaires, la requalification des centres urbains « et surtout la problématique des déplacements massifs des populations suites aux enjeux sécuritaires qui font que les villes grossissent et qui faillent trouver des solutions ».

La cérémonie de clôture des 72 heures de l’Urbaniste a été aussi marquée par la remise d’attestations de reconnaissance, en particulier aux Ordres des Urbanistes du Mali et du Niger, pays d’honneur. Le nom des lauréats du concours d’idées d’élaboration d’un plan de masse du siège de l’Ordre des Urbanistes du Burkina (OUB) a été dévoilé à cette soirée. Ils étaient au total 7 groupes sur les 13 inscrits à poursuivre l’aventure. Ils ont reçu des attestations de participation. Le président de l’Ordre des Urbanistes du Burkina, Dahouda Ouédraogo, a salué l’implication de tous les acteurs qui ont permis de faire de cette édition un succès. 

« C’est ensemble que nous continuerons à faire évoluer notre profession, la profession d’urbaniste et renforcer notre impact sur le développement de nos territoires », a-t-il ajouté.

Dans son mot de clôture lu par sa représentante Raymonde Aissetou Nanema, le ministre de l’Urbanisme et de l’habitat, Mikaïliou Sidibé, s’est appesanti sur l’importance de ce type de rencontre. Il a fait savoir que les échanges ont permis de partager les expériences en matière d’aménagement et de construction. Cette première édition a également mis en exergue le rôle de l’urbaniste qui a été appelé au développement urbain à travers des solutions créatives et efficaces.

« Nos trois pays (Burkina Faso, Mali, Niger, NDLR) partageant les mêmes réalités en matière d’urbanisation, cette rencontre a été une belle opportunité de réflexion commune et de mutualisation de nos efforts pour une planification harmonieuse de nos villes », a indiqué le ministre à travers son représentant.

Cheick Habib Désiré BAYILI

Faso7

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