FESPACO 2025 : le ministre Gilbert Ouédraogo à l’écoute des cinéastes burkinabè en compétition

Le Ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, a tenu une rencontre d’échanges avec les cinéastes burkinabè en compétition officielle pour le FESPACO 2025, ce 31 janvier 2025. À l’ordre du jour, il était question d’abord de les féliciter pour leurs différentes nominations et de solliciter leurs accompagnements pour la réussite de la 29ᵉ édition du cinéma africain.
Au-delà de l’esprit de compétition qui va animer ces cinéastes burkinabè à la 29ᵉ édition du FESPACO, le ministre en charge de la Culture, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, leur a exhorté à faire corps avec le comité national d’organisation pour la réussite de ce rendez-vous. Pour lui, ce n’est qu’à ce prix que le Burkina Faso prouvera qu’il reste « debout » et « unis ».
La rencontre d’échanges a aussi été l’occasion pour le ministre chargé de la Culture d’évoquer l’après FESPACO. À ce sujet, il a informé de la mise en œuvre pratique de l’Agence burkinabè de la cinématographie et de l’audiovisuel. Pour y arriver, il a sollicité l’accompagnement de tous les acteurs du secteur, car « nous n’entendons pas conduire les choses en solitaire ».
« Notre conviction est que nous devons continuer ensemble, nous appuyer les uns sur les autres, nous appuyer sur les forces des uns et des autres pour relever les défis qui se présentent à nous », a soutenu Gilbert Ouédraogo.
Les cinéastes n’ont pas manqué d’évoquer leurs préoccupations en lien avec le financement de la production de leurs œuvres. Pour créer des œuvres atypiques qui seront consommées par le grand public, surtout au plan national, ils ont suggéré une augmentation de l’allocation de l’État. Pour pallier cette difficulté, le ministre a évoqué l’idée de procéder à des appels à projet pour le financement. L’idée est de mieux structurer cet accompagnement pour financer les œuvres pertinentes, a fait savoir le ministre Gilbert Ouédraogo.
« C’est cela qui va véritablement permettre et rendre disponible les productions nationales qui tiennent la route, compétitives, et qui peuvent remporter des prix aussi bien au FESPACO qu’au niveau d’autres festivals à travers le monde », a-t-il ajouté.
Les cinéastes présents à la rencontre ont salué à l’unanimité l’initiative du ministre. Cela témoigne de son intérêt pour le secteur du cinéma. En plus de trouver des solutions pour chacun d’eux, ces échanges permettent d’améliorer le festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO).
« Admettons, ça nous permet de voir la vision que le ministère a sur le secteur du cinéma pour les années à venir, pas forcément pour le FESPACO, mais pour comment réorganiser, parce que ce n’est pas un secret de polichinelle, le cinéma burkinabè va mal », a indiqué le cinéaste, Adama Rouamba.
Cheick Habib Désiré BAYILI
Faso7



