Conditions de retrait de la CEDEAO : Les ministres chargés des affaires étrangères des pays de l’AES en conclave à Ouagadougou

Les ministres des Affaires étrangères de la Confédération des États du Sahel (AES) sont réunis, ce dimanche 26 janvier 2025 à Ouagadougou, pour affiner leurs positions en vue des pourparlers avec la Communauté économique des état de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) concernant les procédures de sortie du Burkina Faso, du Mali et du Niger de l’organisation ouest-africaine, une décision prise le 28 janvier 2024. Cette rencontre fait suite aux discussions menées par des experts de l’AES en décembre 2024, qui ont préparé des documents devant éclairer les dirigeants par rapport à cette dynamique.

C’est Karamoko Jean-Marie Traoré, ministre chargé des Affaires étrangères du Burkina Faso qui a ouvert la session. Il a souligné que l’objectif de cette rencontre est de mieux cerner les enjeux des négociations futures avec la CEDEAO.

« L’occasion nous est donc donnée de consacrer et renforcer l’ancrage de la Confédération des états du Sahel dans le système sous-régional et international. Notons que la CEDEAO a pris acte de notre décision de retrait et s’est mis dans une posture d’engager ces pourparlers. Nous avons à cet effet la responsabilité de prendre toutes les dispositions pour faciliter les échanges et relatifs », a-t-il affirmé.

Karamoko Jean Marie Traoré a insisté également sur la nécessité de formuler une position commune et une stratégie globale qui définirait les bases de la coopération entre la Confédération du Sahel et l’organisation sous-régionale. Le chef de la diplomatie burkinabè a également rappelé que le retrait des trois pays de la CEDEAO doit conduire à une réconfiguration géostratégique et diplomatique, tout en répondant aux attentes de sécurité et de développement des populations sahéliennes.

Quant à Bakary Yaou Sangaré, ministre en charge des Affaires étrangères du Niger, il a salué l’importance de cette rencontre en insistant sur la nécessité de définir une stratégie claire pour les négociations à venir.

« L’importance de ces négociations mérite de notre part, une certaine rigueur, la prise de mesures appropriées en vue d’aboutir à des résultats satisfaisants à la hauteur des attentes de nos trois chefs d’État et de nos vaillantes populations », a-t-il déclaré. Il a également rendu hommage à la mémoire des forces armées des trois pays, qui luttent quotidiennement contre le terrorisme dans la région.

Abdoulaye Diop appelle à la vigilance

Pour finir, le ministre malien chargé des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, a rappelé que la décision de retrait des pays de l’AES de la CEDEAO est irréversible et qu’elle marque le début d’une nouvelle ère pour les trois nations. Notons par là que les trois pays de l’AES cesseront à partir du 29 janvier 2025 d’être membres de la CEDEAO. La commission des Chefs d’Etats de cette entité accordent 6 mois à partir de cette date aux pays de l’AES pour revenir sur leur decision.

Les ministre a également salué le travail des experts. « Leurs recommandations nous permettent de maintenir une vigilance constante dans le cadre de la gestion des implacations de notre retrait de la CEDEAO »,a-t-il laissé entendre.

Abdoulaye Diop a également souligné que la Confédération des États du Sahel, née en juillet 2024, est un projet d’intégration fondé sur des valeurs de souveraineté, de solidarité et de coopération, sans ingérence extérieure.

« Nous devons tous œuvrer à défendre les intérêts des populations du Sahel, qui doivent toujours être notre boussole, qui doivent rester au centre de nos préoccupations », a-t-il déclaré.

Les conclusions de cette rencontre sont attendues dans l’après-midi de ce dimanche 26 janvier 2025.

Josué TIENDREBEOGO

Faso7

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