Réduction du coût des parcelles au Mali : le mètre carré est désormais à 2 000 F CFA à Bamako

Le Conseil des ministres du Mali, lors de sa session du 8 janvier 2025, a acté une baisse significative du prix des terrains, passant de 5 000 à 2 000 francs CFA par mètre carré. Cette mesure, initiée par le président de la transition, le général d’armée, Assimi Goïta, vise à faciliter l’accès à la propriété foncière pour les Maliens, réduire les litiges liés à la terre et apaiser les tensions sociales, aussi bien en zones urbaines que rurales.
Le ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat, des Domaines, de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Imirane Abdoulaye Touré, a affirmé sur la télévision nationale malienne (ORTM) que le processus engagé a abouti, le 8 janvier 2025, à l’adoption d’un nouveau texte fixant les prix des terrains à un niveau significativement réduit. À titre d’exemple, le prix d’une parcelle à usage d’habitation à Bamako, auparavant fixé à 5 000 francs CFA par mètre carré, a été rabaissé à 2 000 francs CFA. « Si l’on prend le cercle de Kati, le prix d’une parcelle d’habitation, qui était de 3 000 francs CFA, a été réduit à 600 francs CFA. Cette réduction s’applique de manière similaire dans toutes les localités du Mali », a-t-il précisé.
Cette mesure, pour lui, vise principalement à faciliter l’accès à la propriété pour les citoyens. En outre, il a ajouté que « Lorsqu’un individu détient un titre provisoire, tel qu’un permis d’occuper, une lettre d’attribution, une concession urbaine ou rurale à usage d’habitation, et qu’il souhaite le transformer en titre foncier, une réduction supplémentaire de 25 % sera appliquée ».
A l’en croire , la terre au Mali appartient à l’État et seul le titre foncier donne droit à la terre. « Lorsque vous possédez un titre foncier ou un titre provisoire, des frais sont exigés pour obtenir le titre foncier », a-t-il déclaré.
Il ressort de ses explications deux mesures principales instruites par le président dans le but de faciliter l’accès des populations à la propriété foncière. La première consiste en une réduction significative du coût des terrains. La seconde porte sur l’immatriculation systématique des parcelles.
Il a rappelé que la gestion et l’accès aux biens fonciers sont désormais placés sous l’autorité exclusive de l’État. « On a fait plusieurs communiqués pour informer la population de ne plus accepter les actes délivrés par un préfet, un sous-préfet ou un maire aujourd’hui en République du Mali. Ce sont des actes qui ne sont plus valables. Le seul acte valable au Mali aujourd’hui, c’est le titre foncier », a-t-il confié.
Eléonore Savadogo (stagiaire)
Faso7



