Confédération des États du Sahel : Bassolma Bazié installé à la tête de la commission burkinabè

L’ancien ministre chargé de la Fonction publique, Bassolma Bazié, a été installé dans sa nouvelle fonction de président de la Commission Nationale de la Confédération des Etats du Sahel (CN-CES), ce lundi 13 janvier 2025. Il a été installé par le Directeur de cabinet du Président du Faso, Anderson Meda, en présence de nombreuses personnalités, dont des délégations venues du Mali et du Niger.
Une fois installé, le désormais président de la CN-CES s’est adressé à l’assistance. Il a commencé par remercier le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, pour la confiance placée en sa personne pour occuper ce poste.
Poursuivant, il a rendu hommage aux Forces de défense et de sécurité et aux devanciers qui se sont sacrifiés pour l’idéal d’une Afrique unie, prospère et pacifique.
“ Encore est-il besoin de rappeler que parmi tant d’autres, il y a eu d’une part, la Fédération du Mali de 1959 à 1960, portée fondamentalement par Modibo KEITA et d’autre part, l’idéale de l’Unité Africaine portée par Kwamé N’Krumah du Ghana. A l’endroit de l’ensemble de ces devanciers africains, le même idéal qui se poursuit aujourd’hui à travers la Confédération des Etats du Sahel (CES), nous permet de nous incliner sur la mémoire de Soundiata Keïta et de Modibo Keïta du Mali, de Daniel Ouezzin Coulibaly et de Thomas Sankara du Burkina Faso, de Hamani Diori et de Sarraounia Mangou du Niger ”, a-t-il déclaré.
Bassolma Bazié a ensuite salué la vision des Chefs d’Etats de l’Alliance des États du Sahel (AES) tout en évoquant des adversités diverses qui se dressent en vue d’entraver l’atteinte de cet objectif, selon lui.
“En effet, des puissances impérialistes et leurs valets locaux se sont donnés une malicieuse mission de porter atteinte à la vie des différents leaders d’une part, et d’autre part, à l’intégrité des différents territoires. Malheureusement, des entités africaines jadis construites pour porter I’unité des peuples africains se sont retrouvés noyautées et pilotées contre les intérêts de l’Afrique. Nous tenons une fois de plus à saluer la vigilance, I’audace et la fermeté des trois Chefs d’Etat qui ont pris la résolution du retrait de la CEDEAO, le 28 janvier 2024 et la réaffirmation à travers une déclaration du collège des Chefs d’Etat de la Confédération des Etats du Sahel, réitérant le caractère irréversible et immédiat du retrait des pays de la CES de la CEDEAO, le 22 décembre 2024, afin de mieux poursuivre le combat pour la reconquête entière de nos territoires et l’affirmation de notre pleine souveraineté “, a-t-il déclaré tout en mentionnant que l’initiative de la création des commissions nationales des Etats du Sahel (CN-CES) participe à relever ces défis.
Cette nomination est, non seulement un honneur, mais également un appel à servir avec patriotisme, dévouement, abnégation, intégrité et détermination le Burkina Faso, le Mali et le Niger, pour Bassolma Bazié.
“ Pour l’intérêt collectif de nos Nations, cette commission qui se veut un pilier de la CES, incarne une vision d’unité, de progrès et d’intégration conformément aux principes du traité de la Confédération ”, a-t-il laissé entendre.

Le president de la commission nationale de la Confedération des États du Sahel a rappelé le contexte dans lequel s’inscrit la création de cette commission. Elle intervient dans un contexte marqué par des défis pour l’AES tels que les enjeux sécuritaires et migratoires ; les pressions économiques et sociales. Il a aussi cité les changements climatiques.
“ Face à ces défis, nous allons agir confomément aux missions édictées par le décret n° 2024-1329/PRES /PM/MDAC/MEF/MAECRBE du 06 novembre 2024 portant création de la Commission Nationale des Etats du Sahel (CN-CES) en son article 3 qui stipule ce qui suit : de suivre la mise en œuvre des décisions du Collège des Chefs d’Etat et des sessions confédérales des Conseils des Ministres ; De préparer les réunions du Collège des Chefs d’État, les Sessions confédérales des Conseils des Ministres et les Réunions des Hauts Fonctionnaires préparatoires des Instances de la Confédération des Etats du Sahel ; d’établir au niveau national le programme annuel d’activités et de suivre et coordonner son exécution ; de conduire des réflexions prospectives sur l’évolution de la Confédération des Etats du Sahel ; de proposer des mesures et actions à entreprendre en vue de la consolidation de la Confédération des États du Sahel ; de contribuer à l’élaboration de la stratégie de communication en collaboration avec les structures nationales et confédérales compétentes et de suivre sa mise en œuvre au Burkina Faso ; de promouvoir la sensibilisation des populations sur les objectifs de la Confédération des États du Sahel ; d’examiner tout autre dossier à elle confié ”, a-t-il énuméré.
L’ensemble de ces missions qui lui sont assignées découle des trois domaines d’intervention cités à l’article 4 du traité portant création de la Confédération des Etats du Sahel, à savoir, la Défense et la Sécurité, la Diplomatie et le Développement.
Pour l’exécution réussie de ces différentes missions, Bassolma Bazié compte sur l’accompagnement et le soutien de toutes les composantes de la population burkinabè et de la diaspora.
“ Nous demeurons convaincus que c’est dans la synergie d’actions et la complémentarité que nous ferons avancer cette noble cause et lèguerons un héritage historique aux générations futures ”, a-t-il déclaré.
Josué TIENDREBEOGO
Faso7



